dimanche 19 juillet 2015

abdellah al kamil l'ancêtre des chorfas

abdellah al kamil on dit aussi le parfait, un homme née de cousin et cousine, sa mère fatima était cousine de son père  hacene donc il a eu 07enfants
mohamed annefs zakia (l'ame pure) proclammer khalif a medine
ibrahim::::gouverneur a basra
moussa al djaoun (le gris)
idriss 1er au maghreb (fut echappée au massacre de fedj pres de la mecque
issa
soleimen :::fut tuer a fedj pres de la mecque (son fils ete gouverneur de tlemcen)
yahya:: proclammer au dailem (la perse)
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les enfants de mohamed anafs zakia sont:il a laisser 07 ENFANTS
abdellah al achtar
ali
houceine
tahir
ahmed
ibrahim
al kacem ses descendants sont les  sijalmass et fillala
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moussa al djaoun a laisser 02enfants
ibrahim ancetre des banou al khaider roi des yemama
abdellah abou kiram ancetre des hachemites et des banou ouzair roi de la mecque
tout deux avaient pour mere  oum salma une lignée de abou bekr sediq
de abdellah abou kiram descend le kotbe al oualia salihine sidi abdelkader djilani
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idriss 1er a laisser une fille (fatima) a medine et un garcon au maghreb idriss 02
quand a son fils idriss 02 laissa 12 enfants
mohamed  l'ainée gouverneur de fez
omar regna a tikisas les tribus de sanhadja et R'omara de son pole viens le celebre abou hacene chadili
al kacem se fit attribué a tanger
daoud regna sur les tribus des houara et taza et de meknassa
daoud a regna assila (arzila) abdellah regna sur armat pays nefssaoua
issa a eu zemour salee tamesna
hamza regna sur ouallili et zerhoun
idriss 3 djaafar ahmed et ali rester sous la tutelle de leurs mere kenza car ils etaient tres jeunes
 tous les chorfas haceniens qui habitent le maghreb descendent du premier  abdellah al kamil
se divisant en trois branches : les idrissides  et les mohamadites nafs zaquia et de moussa al djaoun
mais les premiers sont plus nombreux et leurs domination au maroc est plus anciennes  ceux qui installer a fez







samedi 18 juillet 2015

CINQ FOIS CINQ
mdjaher khamss khmass
de mostaganem
publié par BELKACEM BELHADJ

C’est l’automne, c’est le temps des fêtes maraboutiques, appelés taam, elles réunissent toutes les factions et les tribus qui se prévalent du ouali en l’honneur de qui la manifestation se déroule. Il y a aussi les mouhibines, sympathisants et amis, qui parfois viennent de loin, de très loin. Après la saison estivale qui voit des étrangers affluer à la ville et encombrer ses artères, on voit, en automne, ces gens venus d’ailleurs pour honorer les oualis. Ils se différencient des autres par leurs apparences et leurs préoccupations. Beaucoup d’entre eux sont là au souk de la tahtaha, le terre-plein du marché et beaucoup suivent attentivement meddah errassoul qui aujourd'hui entame l’épopée des Medjahers, confédération de factions qui entourent la ville. :

Medjahers les valeureux, Medjahers khams ekhmesse, cinq fois cinq, allusion mythique au nombre de tribus composant cette population et qui serait de vingt cinq tribus.

Ils ne sont que partie d’un ensemble humains qui s’étend des confins de l’Ouarsenis aux plages que où allez voir l’immensité salée et les corps dénudés. Ce sont les Ouled Soueid qui comprennent les Flitas, les Medjahers, les Djoutas, les Hassassnas, les R'ofeïrs, les ouled Chafaa, les ouled Malef, les bou Rahmas, les ouled Kamel, les ouled Hamdane, les Maakhis, les Habra. Chacune de ces factions a son histoire, a son épopée et a connu des vicissitudes. N’oublions pas le poète des Soueid, le fameux Be Souiket.

Les ouled Soueid eux-mêmes seraient issus, avec les Mehals, les Akermas et les Cheragas, des Banou Hilal venus de l’Egypte. leurs noms serait celui de leur ancêtre El Mokhtar Ben El Assoued, combattant de la célèbre bataille de Badr, et qui marchait aux côté du prophète avec un étendard noir.

Medjahers, dont beaucoup d’entre vous sont issus, sont cinq grandes factions : les ouled Dani, ouled Chafaa, ouled Malef, ouled Kamel, ouled Ghfiri. Ils habitent dans les agglomérations et les environs de Sidi Lakhdar, de Ain Tedeles, Sidi Khettab, Mesra, Sirat, Bouguirat, Yellel, Ain Nouissi et El Maktaa. hassi mameche mazagran,mostaganem A l’est se trouvent les Hachems issus des Mehals. C'est là tout l'environnement humain indigène de Mostaganem. La part des berbères visible aux noms des lieux reste prépondérante quoique parfaitement intégrée aux tribus.

Medjahers vivent sous la bénédiction de leurs oualias, marabouts, disséminés dans les terres medjahries et qui ont tous la particularité d’être une même famille. Leur père, un pieux docte Sidi Abdellah dont la kouba vous domine de derrière, sur le monticule qui surplombe l'endroit où vous êtes ?

quelques paroles s’élevèrent de-ci de-là et certains doigts indiquèrent aux regards qui n’arrivaient pas à discerner le mausolée, simple carré blanc avec sa coupole peinte en vert. Le meddah dans un geste théâtral resta dans sa posture, une jambe et un bras en avant, le visage dominateur, le turban relevé, le burnous rejeté sur l’épaule, il semblait s’appuyer sur son bâton de l’autre main et marquait le moment d’un silence attendant que la courte récréation qu’il a crée se termine pour faire la tournée des oboles et assurer son revenu avec la baraka des Medjahers.

Après un rapide passage qui s’avéra fructueux, notre homme se convainquit définitivement de l’intérêt qu’il suscitait chez son auditoire. Un sourire de satisfaction courut imperceptiblement sur ses lèvres et il continua :

Sidi Abdellah eut trois enfants, Charef, Adjel et Bendehiba. Ils furent tous des hommes de loi et de religion, ils eurent une notoriété et devinrent des oualis à leurs décès. Sidi Charef eut un enfant Adda El Hadj et Sidi Bendehiba un garçon Larbi qui suivirent le même chemin.

Les marabouts Medjahers ont leurs mausolées respectés et vénérés. Sidi Charef se trouve à Sirat, Sidi Ladjel à côté de Oued El Kheir fief d'une autre zaouia celle des Bellahouel , Sidi Bendehiba à Yanarou, Sidi Adda El Hadj à et Sidi Larbi à Ain Sidi Chérif .

Quant à la zaouia Betekouk qui se situe à quelques kilomètres de Bouguirat dans les ouled Chafaa, c’est à elle seule toute une histoire.

Le meddah retroussa son burnous et plia la traîne sous l'aisselle, il s'arc-bouta sur un côté du cercle, comme à l'aguets, prêt à sauter sur sa proie, le sujet était sensible. Son regard acéré passait en revue ses troupes pour y déceler les adeptes de cette zaouia, au demeurant fort nombreux à Mostaganem. Il se dit que c'était l'occasion de ramasser la menue monnaie en quantité souhaitée. Il jaugeait l'intérêt qui lui était porté et constatait une curiosité remarquable, perceptible au silence que s'est imposé la masse d'habitude si chahuteuse. La journée démarrait bien pour le conteur, il s'élança:

Le fondateur de cette auguste zaouia est le Cheikh Charef Ben Djillali Ben Tekouk El Hassani, lui-même descendant de Sidi Abdellah le patriarche appelé aussi Bou Kabraïne, les deux tombes, parce qu’il est dit que sa sépulture se trouve derrière vous, dans le quartier Matemore comme je vous l’ai indiqué tout à l’heure et en même temps à Yanarou, à quelques quinze kilomètres de Mostaganem. Mystère des salihines, des saints, mystère d’Allah.



Sidi Charef est né chez les ouled Bou Abssa en 1218 hijri et il a été rappelé à Dieu le 18 de Doul el Hijra 1307, c’est à dire Août 1890. Ce Cheikh eut une destiné plus fabuleuse que ses frères et cousins puisqu’il fit école au-delà des limites des Medjahers, chez les Ghraba, les Zemala, les ouled Mimoun d’Oran et et les Béni Smiel de Tlemcen. Tous venaient à sa zaouia qui a donné d’ailleurs parmi les Torche de mostaganem
Et maintenant je vais vous parler du taam, c'est ce que vous aimez le plus. Les pauvres parce qu'ils y trouveront à manger pendant toute la durée des festivités, les riches parce qu'ils étaleront leurs puissances et leurs générosités, quelques rares medjahers y voient moyen de faire acte de charité et le font en cachette, ménageant la dignité des uns et évitant la convoitise des autres ou bien y vont pour passer des moments mémorables avec leurs cousins qu'ils ne rencontrent qu'une fois l'an dans des conditions de disponibilité, de fête joyeuse, c'est la baraka de l'aïeul.

Les commentaires reprirent, ça et là, des sourires entendus, des gestes esquissés indiquaient que ces taams rappelaient à tous un fait anodin, une aventure, une belle cousine entrevue, la connaissance d'un parent venu pour les circonstances, une belle affaire conclue, un bon souvenir. Le meddah se tut pour ramener à lui les regards et l'attention. Il semblait ne plus s'intéresser à l'auditoire, il marchait d'un pas nonchalant, dans des directions contradictoires, il semblait avoir pris une pause. Au bout d'un court instant, la récréation prit fin mystérieusement, le sérieux revient et le meddah mine de rien, après s'être assuré de son emprise, continua:

Le taam, fête commémorative, de Ben Tekouk est appelée aaraar du nom du genévrier, la plante la plus répandue devant sa kouba. Il réunit tous les Medjahers sous sa bénédiction et donc grande est l’affluence de son taam : chaque tente représente une grande famille, reconnaissable à ses couleurs, l’emplacement est héréditaire et traduit une préséance et une disposition hiérarchique. La fantasia met aux prises les meilleurs cavaliers de l’ouest, les selles étincelantes, les bottes damasquinées, les turbans de soie, les burnous flottant au vent et les armes brandies dans le fond azur des derniers jours de l’été captivent les yeux et ravivent l’émotion, les salves à l’unisson confortent les cœurs et portent au loin de message d’allégresse des Medjahers en liesse. C’est l’occasion des rencontres entre chefs de çof, grandes familles. Les femmes sont aussi de la partie, elles sont dans les tentes et s’occupent de rouler un couscous doré, léger et succulent. Quelques unes, choisies, assistent de loin aux cavalcades et les stimulent par leurs youyous, stridences qui revigorent l’animal et son maître, les poussent aux limites des possibilités physiques et acrobatiques. Taam el aaraar était le plus somptueux, le plus grand, le plus attendu, c’est la communion des khamse ekhmes. Les autres rassemblements aussi étaient beaux, uniques, émouvants, taam Sidi Ladjel, Sidi Bendehiba, Sidi Adda el hadj, Sidi Abdellah, le patriarche, à Yanarou.

Quoique celui de Sidi Ladjel convoque les HenaÏssias, les Ababssas, les Touaoulas, les Beghalils, les Menendas, les ouled Benali ou Reziga, Slamnias, ouled Adda, Rouaïssias, Arabas et les Mekhatrias, le sacre était Ben Tekouk, fédérateur des

Madjahers.

La lumière dorée du soleil couchant ajoutait à la poussière et accentuait la féerie de l'automne, saison des couleurs et des fruits dans notre région. Les murs et les immeubles du fond de la tahataha, du terre-plein, les visages et les habits, tiraient sur un jaune ocre qui rappelait la figue de barbarie, si juteuse et si douce, et le vieil or des ancêtres, ciselé par les siècles et patiné de sagesse. Le meddah s'est arrêté face à ces descendants de medjahers qui ne se reconnaissaient plus et qui étaient entrain de se diluer dans la foule environnante, masse informe, sans projet et sans passé, un présent sans attache et sans futur. Un expédient du quotidien embarrassant.

ouahrane al bahia (oran)


 * LA VILLE D’ORAN : Oran (arabe : وهران, Ouahrân (Wahran), en Arabe signifiant « des deux lions », surnomée El Bahia (« la radieuse »), est une ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom sur le golfe d'Oran., une ville méditerranéenne qui se situe à 432 km à l’Ouest d’Alger. Elle est limitée au Nord par la France, l’Italie et l’Espagne,
A l’Ouest par Aïn Temouchent, au sud par la ville Sidi-Bel-Abbès et Mascara et enfin à l’Est par Mostaganem.
La ville d’Oran est située au fond d’une baie ouverte, à l’ouest la montagne, le point culminant du massif de l’Aidour (Murdjadjo) surplombe la ville. L’agglomération s’étale de part et d’autre du profond ravin de l’oued El R’hi.
La ville haute se trouve reliée aux anciens quartiers et au port par des voies en pente qui la relient aux diverses parties de la ville, et se prolonge jusque dans les faubourgs qui s'étendent de plus en plus vers le Sud-Est et le Nord-Est.

* HISTOIRE : Oran, par sa situation sur la Méditerranée face à l'Espagne, proche de Carthagène (Espagne) et d'Almería, naît vers l'an 900 en pleine période des idrisside. Petit village que fréquentent les marins andalous, émissaires des Omeyyades de Cordoue, il offre surtout un refuge aux contrebandiers et aux pirates.

* PÉRIODE PRÉHISTOIRE ET ANTIQUITÉ : Le site d'Oran a été une station préhistorique mise en évidence par des fouilles archéologiques entreprises aux XIX. Des traces datant d'au moins 100000 ans ont été relevées. Des grottes du paléolithique et du néolithique ont été mises en évidence. Les grottes du Cuartel, de Kouchet El Djir et celles des carrières d'Eckmühl, dites abri Alain, ont été les lieux où ont été effectués des fouilles entreprises par François Doumergue et Paul Pallary en 1892. De nombreuses pièces archéologiques ont été récoltées dont certaines sont déposées au musée Ahmed Zabana, comme un bloc stratigraphique et une multitude d'outils composés de lissoirs, haches polies, lamelles, couteaux… La plupart des sites, classés de surcroît, ont aujourd'hui disparus par l'extension des carrières et de l'habitat précaire. Plusieurs sites ont été recensés dans les environs d'Oran. Ils révèlent une présence punique et romaine notamment. La période punique Ier siècle av. J-C se matérialise par l'immense nécropole des Andalouses, et la fourniture de beaucoup d'objets d'artisanat, (vases, coupes, urnes…). Ces sites ont été révélés lors de l'agrandissement de la zone touristique de la Les Andalouses (station balnéaire algérienne) plage des Andalouses à 30 km à l'ouest d'Oran. Beaucoup d'autres objets sont récoltés régulièrement de nos jours dans les régions limitrophes de Bousfer et celle d'El Ançor.
Cette région a fourni beaucoup de mosaïques et statues comme celles qu'on peut apercevoir au musée Ahmed Zabana (Poséidon, Hercule, Bacchus, Apollon). L’histoire antique nous apprend que les tribus judéo-berberes installés depuis 20 siècles au Maghreb en provenance de Judée ont été chassées par l’armée de Titus. L’arrivée des juifs a bousculé complètement le destin de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie. Les habitants d’Oran (Azdadja).
* WAHRAN : Son nom arabe Ouahrân (Wahran) emprunté à l'arabe et signifiant « des deux lions » dérive du mot singulier Ouahr. Les Cinq noms de lion en Arabe, Ouahr – Assad – Laith – Fahd – Sabaâ. Note précédente. Le nom de Wahran a été donné par Sidi Maakoud Al Mahaji et Khrouti Bel Mekssoud Al Mahaji Anciens chasseurs de lions à Oran. Il existe devant la mairie d’Oran deux grandes statues représentant deux grands lions mâles, d’où vient l’appellation de Wahran. La légende dit qu’a l’époque, il y avait encore des lions dans la région, les deux derniers lions chassés se trouvaient sur la montagne prés d’Oran et qui d’ailleurs s’appelle la montagne des lions. Le tombeau de Sidi Maakoud Al Mahaji se trouve sur la montagne de l’Aidour (Murdjadjo). Et le tombeau de Sidi Khrouti Bel Mekssoud Al Mahaji se trouve à Djenane Djato a la limite territoriale des quartiers : Lamur, Médioni, Médina J’dida. Dont Oran est la transcription européenne, Le nom Oran apparaîtra pour la première fois dans un portulan génois en 1384. Oran portait avant également le nom Ifri qui signifie en berbère littéralement « la caverne ». Les récits concordants établissent en effet une certitude concernant l'histoire de la ville d'Oran au sujet de Sidi Maakoud Al Mahaji. Ce dernier possédait deux lions qu'il avait apprivoisés personnellement.


Dynastie IDRISSIDE : Ses ancêtres remontent à Idriss II (fondateur de la dynastie Idrisside 788-985 à la fin du 8 ème siècle) par son fils Mohammed et le fils de ce dernier Ahmed. Aura naissance de la première dynastie musulmane, d’origine moyenne- oriental, Ce descendant s’est installé en Algérie et a fondé son arche d’ Al Mahaja dans un village qui s’appelle Sidi Ben Amer prés de Tlemcen. Après des années le village a pris de l’ampleur et une partie de sa population a émigré vers un autre nouveau village M’Cid (école coranique) près de la ville Sfisef Wilaya de Sidi Bel Abbés. Zidoria près de Mascara, et une autre partie vers un village d’El Gaada prés d’Oran. Après avoir connu quelques vicissitudes l’époque ou Idrissi vantait son commerce et artisans.
Chorafas se sont décernés ou fait décerner des sajara ou abres généalogiques les rattachant a El Hassan fils de Ali et Fatima la fille du prophète Mohamed. Vivent en majeure partie au Nord du Maroc et à l’Ouest de l’Algérie. La famille est connue alors sous le nom de Al-Mahaja, comme le veut la tradition familiale.
Les premières banlieues Oranaises (El Gaada et le premier village a Oran situé a 39Km au sud-Est et s`étalent sur une superficie de 5000Ha.).
Les Douars ils paraissent être une des premières tribus constituées dans l’ Oranie occidentale, avant l’arrivée des Fatimides au Maghreb, ils constituaient les douars, Ain Affeurd, Chorfa, Souahia et El Aaraiba. Se sont installés dans cette région à cause de l’eau douce de la rivière appéllée Ain Chorfa (Source Aristocrate) en l’honneur d’Al Mahaja.
Exemple. Oran devient au-delà de tout, une capitale économique du Maghreb. La cité d'or va donc devenir, une fois de plus, une place enviée,
Les Douars des Al Mahaja devenu un relais obligé pour des caravanes venant des quatre coins du Maghreb pour le commerce au port d’Oran et ce village par la suite appelé El-Gaada qui signifie littéralement Caravansérail.
* PÉRIODE ISLAMIQUE : Entre 910 et 1082, Oran devient un perpétuel objet de conflit entre Omeyyades d'Espagne et Fatimide de Kairouan. La ville passe sous domination des Almoravides, dynastie berbères originaire de la Mauritanie du Sahara occidental (Saguya El Hamra), Jusqu’en 1145, lorsque le sultan Ibrahim Ben Tachfin y périt en luttant contre les troupes Almohades déjà victorieuses devant Tlemcen. La présence des Almohades est marquée dès 1147 par le début des persécutions contre les juifs d'Oran. L'empire qui domine le Maghreb depuis plusieurs décennies s'émiette peu à peu pour finalement donné naissance à des dynasties plus locales en 1238, les Zianides de Tlemcen puis des Mérinides de Fès jusqu'en 1509. En 1287, premier arrivée des juifs de Majorque à Oran. La protection de l'émir, le système douanier (tarifs), le commerce avec Marseille, et les républiques italiennes de Gênes et de Venise, avec lesquelles Oran signe en 1250 un traité de Commerce, pour une durée de quarante ans, font d'Oran une ville prospère, à tel point que vers la fin du XIV le célèbre historien musulman Ibn Khaldoun la décrivait ainsi : « Oran est supérieure à toutes les autres villes par son commerce. C'est le paradis des malheureux. Celui qui arrive pauvre dans ses murs en repart riche ». La ville excelle en effet dans l'exportation du plomb, de la laine, des peaux, des burnous fins, des tapis, des haïks, du cumin, des noix de Galle, mais aussi la traite des esclaves noirs. Notons que les Mérinides, qui règnent sur le royaume de Grenade (Espagne) et le Maroc, occupent une partie de l’Algérie guère plus loin d’Oran. Ils sont localisés prés de hammam bouhadjar appelés les zmalas. Et a fondé leur village Tamzoughra. Le règne de ces dynasties musulmanes se démantèle progressivement par les offensives espagnoles au début du XVI.
* PÉRIODE ESPAGNOLE : Nous sommes au début du XVI. 1287 première arrivée des juifs de Majorque a Oran. 1391 Arrivée des juifs d’Espagne, Les juifs d’Oran S’adaptent à cette nouvelle civilisation. Au mois de juillet 1501, bien avant les Espagnols les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la Les Andalouses (station balnéaire algérienne) plage des Andalouses. Il faudra attendre le débarquement de Mers el-Kébir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la première expédition organisée contre Oran. La cité comptait alors six mille feux, soit environ vingt-cinq mille habitants. La prise de la ville par l'armée du cardinal Francisco Jiménes de Cisneros commandée par Pedro Navarro, est effective le 17 mai1509. En 1554, le gouverneur comte d'Alcaudete fit alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Turcs alors installés à Alger, et parvient à maintenir encore la présence espagnole. Les espagnols procédèrent à des travaux de restauration de la forteresse destinée à loger les gouverneurs de la ville. « Les fortifications de la place se composaient d'une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou casbah ». Le gouverneur espagnol « établira son quartier général dans ce donjon ». Longues de plus de deux kilomètres et demi, ces fortifications comprenaient de nombreux forts, bastions et tours-vigies. Au XVI, les Espagnols font ainsi d’Oran une place forte et construisent une prison sur un éperon rocheux prés de la rade de Mers El Kabîr. Ce lieu était peuplé par de nombreux singes (''los monos'' en espagnol) qui donnèrent son nom à la forteresse, Les déportés espagnols enfermés à La Mona pouvaient apercevoir leur familles une fois par an, le dimanche de paques. En 1563, Don Álvarez de Bazán y Silva, marquis de Santa-Cruz, fit construire au sommet du pic de l'Aïdour, du fort de Santa-Cruz. Les juifs qui habitent Ras El Ain et le Ravin Blanc sont expulsés hors d’Oran par les Espagnols à partir de 1669 ils ont habité dans la montagne de La corniche Supérieure (Misserghin). Malgré ces fortifications, la ville était l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied même des remparts. C'est ainsi qu'en 1707 Moulay Ismaïl, sultan du Maroc ayant tenté de forcer la défense, voit son armée décimée. La ville dès lors, connaît une croissance continue : il lui faut gagner de l'espace et de l'air. Elle voudra faire éclater l'insupportable corset de pierres qui l'étouffe. La démolition des murailles est menée à bien sur plusieurs années, C`était en ce moment la, les espagnols coincés, s`enferment a l’intérieur du fort, par manque de ravitaillement ils se nourrissent pour la première fois la fameuse calentica. En Espagnols CALIENTE (chaud). La porte du Santon Bab El-Hamra (ancien jardin weldsford) est construite en 1745. En 1770, Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au négoce. 1780, les Espagnols entament des pourparlers avec l’Angleterre en vue d’un échange avec Gibraltar. 1790 autorisa à détruire les monuments, pour organiser rapidement le culte chrétien à Oran, le cardinal Ximénie ordonna que la première église d’Oran. Notre Dame de la victoire.

1792, le port d’Oran sa construction commença par des travaux entrepris tardivement par les Espagnols.
* PÉRIODE OTTOMANE : Les Espagnols restent maîtres de la cité jusqu'en 1708 ; ils en sont chassés par le Bey turc Mustapha Ben Youssef, dit Bouchelaghem. Les Turcs sont restés pendant 24 ans ce qui a permis le retour des exilés juifs. En 1732 les Espagnols reviennent en force pour réoccuper Mers el-Kébir avec l’armada du duc de Montemar après la victoire remportée à Aïn-el-Turck.
Le mois d’octobre. Ces deux villes furent de nouveau désertées par leurs habitants et les juifs sont de nouveau expulsés, 1790 va plonger, d'une façon foudroyante, la ville d'Oran dans la désolation et dans le deuil. Dans la nuit du 8 au 9, un violent séisme fit plus de trois mille victimes en moins de sept minutes. À la suite de ce terrible événement, le roi d'Espagne Charles IV d'Espagne ne vit plus l'intérêt d'occuper Oran, qui devenait de plus en plus onéreuse et périlleuse; il entame des discussions qui dureront plus d'une année avec le Bey d'Alger. Un traité est signé le 12 septembre 1792. Après un long siège et un nouveau tremblement de terre qui désorganise les défenses espagnoles, le Bey Mohamed Ben Othman, dit Mohamed El Kébir, prend possession d'Oran le 8 octobre de la même année.1799 Cheikh Sidi Mohamed Es-Senni Al Mahaji auprès de Bey Mohamed El-Kébir à Oran un savant érudit qui fut l’un des conseillers et exerçait comme inspecteur principal sous le règne du bey Mohamed El kbir, Et accorda diverses faveurs aux juifs pour qu’ils se réinstallent à Oran. En 1794, des pèlerins venus de la Mecque apportent une nouvelle épidémie de peste et la ville redevient pratiquement déserte. En 1796, la Mosquée du Pacha, mosquée dite ''Pacha'' en l'honneur d'Hassan Pacha, dey d'Alger, est construite par les Turcs avec l'argent provenant du rachat des prisonniers espagnols, après le départ définitif de ces derniers Le premier Imam Arabe de la Mosquée, Cheikh Sidi Mohamed Es-Senni Al Mahaji C'est un savant érudit qui fut l’un des conseillers du Bey d’Oran et exerçait comme inspecteur principal sous le règne du bey Mohamed El Kèbir (1778-1799) et comme responsable de la grande mosquée du Pacha. Fut enterré dans un cimetière qui porte le nom de l’un de ses disciples Sid-El-Bachir situé à quelques encablures à l’est d’Oran, 1813, le Bey d’Oran se révolte contre le Dey d’Alger. Jusqu'en 1830, les Beys firent d'Oran leur capitale au détriment de Mascara.
* Sid El Houari : Sid el houari (m’rabat) par son vrai nom Ben-Amar El houari. Né en 1350 a Bellevue (près de Ain Tadless) willaya de Mostaganem a l’age de dix an, ce grand imam savait déjà par cœur le coran et avait acquis par cela même le titre de Hafid venu a Oran chercher des grand théologiens de l’islam Étudier lés sciences coraniques dans les zaouïa des chorafa de Al Mahaja Il se rendit à la Mecque ; à son retour, il s'installa définitivement à Oran où il ouvrit une médersa d'enseignement coranique. Parmi les disciples connus qui ont été des compagnons de l'imam Sidi El Houari, nous citerons Sidi Ibrahim Tazi et Sidi Saïd (m'rabet de hassi Ghella). Il et Mort le 12 septembre 1439 ,son mausolée (Goubba) Fut édifie en 1793 par le Bey ottoman le borgne, C'est aux familles Bensetti et aux descendants Benmerzouka qu'échut le privilège de pérenniser le rôle de Mokaddem du Goubba de Sidi El Houari.
* Sidi lakhdar ben Khlouf : qui a appris le Coran appartenait à la tribu des “Azafria”Très jeune, vers 1516, il se souvenait du protectorat espagnol sur Ténès et ses environs et de l’Emir Yahia Ziani et de Khaïredine Bacha Abdellah, qui a passé toute sa jeunesse à Mazagran, participa à la bataille contre les Espagnols qui a eu lieu en 1558. Il fut la gloire de la poésie populaire algérienne. Les descendants de famille de la tribu d’Al Mahaja habitent toujours a mostaganem. Ils sont la depuis la guerre de Mazaghrane.
* Denité Oranaise En 1770 ; Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au négoce. Lorsque les Espagnols quittent Oran en 1792, il ne reste qu’un seul européen, un Français le sieur Gaillard et naturalisé espagnol sous le nom e Galardo.
* Ben Abdelkader Ben Abdellah Mohamed Tahar Al Mahaji : En XIXéme Siècle théologien, cadi, chercher, verse dans les sciences de fiqh, selon le rite malékite, il fit ses études a Oran, en suite a Fès, il obtint le poste de cadi d’Oran qu’il conserva jusqu’a sa mort.
* PÉRIODE FRANCAISE ; La ville de formatnum:10000 habitants est encore possession de la Sublime Porte (Empire ottoman) lorsqu'une escadre sous les ordres du capitaine de Bourmand s'empare de Mers el-Kébir, le 14 décembre 1830.
*1831 : après l'arrivée des Français, Il y avait a peine 18.000 habitants dans Oran et ses faubourgs. Aux plus beaux temps de sa prospérité, il ne semble pas que la population y ait dépassé le chiffre de 30.000 habitants. La communauté juive comprend 3531 personnes (et dans la ville, on compte seulement 750 Chrétiens et 250 Musulmans). Beaucoup de juifs se livrent au commerce. La maison Bacri-Busnach qui avait obtenu le monopole du commerce des céréales dans toute la Régence, étend son privilège au port d’Oran en 1801.
C'est dans une cité en ruine et misérable, peuplée de formatnum:2750 âmes, que, le date 4 janvier|1831, s'installent les Français commandés par le général comte Denys de Damrémont. Dès septembre 1830, un commissaire du Roi, faisant fonction de maire, est installé à Alger. En septembre 1831, le général Berthezène nomme à Oran, avec les mêmes attributions, Liste des maires d'Oran Pujol, capitaine de cavalerie en retraite, blessé à la main droite sous l'Empire. L’une des premières mesures de l’administration militaire française fut de faire raser toutes les habitations et autres masures qui masquaient les vues du côte de l’est, entre Château Neuf et le Fort Saint Philippe. On fit de même, par la suite, pour tous les gourbis qui, du côte du Ras El Ain, pouvaient favoriser des embuscades et permettre a des assaillants de se glisser jusqu’aux remparts de la ville.
*1832 : à la tête de cinq mille hommes, un jeune Emir répondant au nom d'Abd El Kader marche sur Oran. Selon l'une des nombreuses légendes, il semblerait que L’émir Abdelkader, dans sa quête de vérité, chercha à savoir si le fait de faire la guerre aux français était un acte de "Djihad" (la lutte contre l’occupant) . Il avait alors demandé à son père El Hadj mahiadine comme a son grand-père El Hadj Mostefa, qui était le cheikh et chef spirituel de la Zaouïa soufie (qadiria) d’el guetna, pour une fatwa. On le dirigea alors vers les territoires des tribus d'Al Mahaja, seule à même de pouvoir lui rassembler (40) quarante Imâms pour prononcer la fatwa et Sidi Amer Lekhal en tête. Ce qui fut fait. Les quarante imams sont jusqu'à l’heure actuelle enterrés au cimetière du village M’Cid (École Coranique). D'où le nom de Al Mahaja "Les quarante chéchias" ce qui veut dire les quarante (Goubbas).
* Découpage administratif de l’état de l’émir Abdelkader ; Mascara. Première capitale Ensuite Tagdempt (Smala) Le premier Khalifa (Gouverneur) de Mascara, c’était Mohamed Benfreha Al Mahaji.
* Mostefa Ben Brahim : Né en 1800 à Boudjebha (prés a Sfisef) Est mort en 1867, Il a enterré dans le cimetière du M’Cid Mostfa ben Brahim, Desendant des Tribus de Al Mahaja, était un homme sage et respectueux de la région, par Ouled Slimane de Sfisef et Beni Ameur de Sidi Bel Abbés L’administration Française l’installe à Sidi Bel Abbés en tant que caïd (parrain) de la ville. On lui ordonna de faire la quête auprès des indigènes et cultivateurs. Mais celui-ci s’opposa à cet ordre. Relevé de son poste, prend l’exil au Maroc a la ville de Fès. (Jelabti oua setre m’aaha ouala k’yadet bel abbés oua dele m’aaha) Plus tard il rejoindra les rangs des résistant avec l’Émir Abdelkader.
*1833 : à la suite d'un dissentiment avec le duc de Rovigo, commandant en chef, le général Boyer, qui vient d'enlever Arzew, quitte Oran et est remplacé par le baron Louis Alexis Desmichels. La ville, attaquée par Abd el Kader, tient bon.
*1834 : Traité secret signé en Février avec Desmichels pour la gouvernance du port d’Arzew, Donc l’Émir Abdelkader un homme historique qui à combattre pour la nation algérienne pour l’honneur et l’indépendance d’un peuple, Et aujourd’hui vous voulez salir ce grand homme pour sauver la face et la réputation des Zmala.
*1834 : Ce traité fut source de conflit, les tribus des Zmalas et des Douairs refusant de payer la zakât (Achoura) a l'émir Abd El-Kader. Il abouti à l'accord du camp des Figuiers (''El Kerma'') le 16 juin 1835, entre les Aghas Mustapha Ben Ismaiel, Kadour Ben El Morsly et Benaouda Mazari d'un côté, et le général Camille Alphonse Trézel de l'autre. (Mustapha ben Ismaiel et Mazari Benaouda le premier fut le chef de la tribu des douairs et le second celui des Zmalas) d’après les anciens, les Oranais maudissaient les Zmalas et les Douairs (''allah yan’aal Zmalas oua Douairs wine ma tlakou''). L’Aghalif des Zmalas englobe deux tribus : les Zmalas dits les Hamianes et la deuxième tribu de l’époque Berbère (Mérinides) et pendant l’occupation française, cette tribu était divisée en deux groupes : les Tenazet à l’est et les Meftah à l’ouest. Le mots Zamel et inspiré de Zmala a cause de la trahison (karita) qui l’on faite le 16 juin 1935.
*El Ghoualem : Rappelons que son surnom du Almoravide vient de l’arabe (M’rabtine). Sidi Ghalem (m’rabet), Et de descendance des Almoravide, Ce qui a donné Naissance de La tribu d’El Ghoualem, Almoravide berbère du Sahara occidental, (Saguya El Hamra).
*El Gherabas : Parmi les tribus qui vivaient à Oran, El Gherabas (Ahl M'hamed), appelé aussi a cette époque les Hemianes.
*1836 : Le général de Létang transforme les glacis du Château Neuf en une promenade qui porte son nom.
*1837 : Le général Thomas Robert Bugeaud débarque à Oran pour négocier un nouveau traité (la convention de la Tafna, 20 mai) avec l'Emir Abdelkader. Le 14 novembre, l'Emir Abdelkader signe un traité avec Desmichel, qui reconnaît son autorité sur l'ouest de l'Algérie, sauf Oran, Mostaganem et Arzew.
*1840 : Le général Lamoricière voulut débarrasser les abords de la place Kléber des habitations indigènes, car la vieille ville était considérée comme un quartier européen. Il fixe alors cette masse flottante originaire des tribus des Al Mahaja, El Gherabas, El Ghoualem et Zmalas. 1845, au Village des djalis situé sur un emplacement revendiqué par le domaine entre la lunette Saint-André, le cimetière juif et celui de Sidi Bachir. Le général Lamoricière a créé le premier quartier d’Oran principalement habité par des étrangers, des proscrits, des renégats et en particulier les hommes de couleur, d'où l'appellation (Village nègre). C’est en 1887 que les indigènes des banlieues ont habité le quartier de nouveau, telles les tribus : El Gherabas, El Ghoualem, Al Mahaja Et Zmalas, le quartier est devenu M’dina-Jdida (ville nouvelle). Ce village a constitué le principal centre d'agglomération des musulmans algériens dans la ville d'Oran.
*1845 : Hôpital Baudens, est le premier hôpital militaire construit par les français et ouvert au public en 1849.
*1847 : Suite à une sècheresse dramatique de plusieurs mois, une terrible épidémie de choléra frappe et décime une large part de la population d’Oran.
*1848 : Oran devient préfecture du département homonyme. Création du petit bassin du Vieux Port (quatre hectares). Un hôpital civil est édifié.
* Le port d’Oran, A l’arrivée des Français tout était a refaire, pour doter une ville naturellement. Les premiers travaux d’envergure commencèrent en 1848 et ne finiront qu’en 1962.
*1849 : Construction de la chapelle de la Vierge pour se protéger du choléra.
*1856 : création du Village Lourmel (El Amria) par décret de L’empereur Napoléon III, Le village européen prendra officiellement le nom de Louremel.
La gare d'Oran a vu le jour par décret impérial. Le 8 avril 1857 naissait la ligne ferroviaire Alger - Oran.
*Les membres du premier conseil général d'Oran, nommés par l'empereur Napoléon III, se réunissent le 5 décembre 1858 à la préfecture, sous la présidence de Jules du Pré de Saint-Maur.
*1860 : La construction du Marché couvert appelé Marché et Place Karguentah (Place Zeddour Mohamed Brahim Kacem), il brûla en 1986.
*1860 : Cimetière chrétienne (Tamazhouet) a été construit sur la terre rouge (El Hamri) de la ferme Lamur, en extra-muros des remparts existant en ce temps-la, et après la désaffectation du cimetière espagnol du fort San Fernando de Ras El Ain, a la suite de sa saturation après les terribles épidémie du choléra a Oran en 1849.
*1866 : 25 juillet, Création du diocèse d'Oran.
*1870 : 22 septembre, Saint-Denis du Sig deviendra une commune de plein exercice, qui a élu le premier maire.
* El- Hachemi Bensmir : Né en 1877 en son temps était l’un des maîtres incontestés du genre bédouin, son grand succès fut la chanson (Biya dek El mor).
*1880 : La Maison BASTOS, manufacture de tabacs construite vers 1880 a Oran. Elle est considérée comme la première industrie naissante dans la ville. Sans oublier la cimenterie de la Cado, la première grande usine de l'industrie Oranaise.
*1880 : Début de la construction de la Grande synagogue d'Oran. Oran connaît une grande extension à partir de la place d'Armes. Le ravin de l'Oued Rouina est comblé. La synagogue d’Oran est sur boulevard Maata (ex boulevard Joffre). Ce lieu de culte est devenu, en 1975, la mosquée Abdellah Ben Salem, celui-ci était un riche juif médinois qui se convertit à l'islam et resta fidèle à sa nouvelle foi en Dieu jusqu'à la fin de sa vie. Le premier imam fut cheikh Zoubir Abdelkader.
*1881 : Apparition des premiers omnibus traînés par deux chevaux.
*1886 : Inauguration de l'hôtel de ville.
*1887 : Le lycée Louis Pasteur ouvrit ses portes à Oran en 1937. Le lycée devint de ce fait, par rapport au nombre d'élèves, l'un des plus grands lycées français.
*1892 : dans les jardins de l’orphelinat de Misserghin, Le père Clément va récupérer les fleurs de L’arbre et en faire un semis. La clémentine est née. Elle recevra son nom officiel en 1902 par la société algéroise d’agriculture.
*1896 : il y avait 15 524 Marocains en Algérie, le département d’Oran regroupait 11820. Le nombre de Maroc dans le département d’Oran en 1936 est de 19902, dont 4395 vivaient dans la ville d’Oran.
*1899 : Premiers trams électriques desservant la ligne de chemin de fer dite (Bouyou-You) et qui reliait la ville d’Oran au village de (Hammam Bouhadjar).
*1900 : Le seuil des 90 000 habitants est atteint.
*1903 avril : Émile Loubet, président de la République française en visite à Oran.
*1907 : Édification du théâtre.
*1909 : 14 décembre, sur un terrain de la Es-Senia, Julien Serviès effectue le premier vol retentissant en Oranie, avec un monoplan Sommer. Le 9 janvier suivant, un grand meeting rassemble quarante mille personnes, toujours à la Es-Senia, en présence du Lyautey.
*1912 : Ouverture de la première école coranique libre et moderne de Cheikh Tayeb Al Mahaji (Zaouïa de si Tayeb Al Mahaji) à Oran M'dina-Jdida (Tahtaha). Après sa mort le vendredi 17 octobre 1969 il fut enterré au cimetière Moul-Douma a Oran, il lèguera un patrimoine culturel de grande valeur dont les œuvres traitent d'histoire, de linguistique et des sciences religieuses.
*DAR EL KADI : Les bâtiments administratifs se composaient de la Mahkama (Dar El Kadi), tribunal chargé des affaires relevant du statut musulman, d’un commissariat de police, de l’hospice Bendaoud, petit hôpital et en même temps dispensaire.
*1913 : Ouverture au culte de la cathédrale du Sacré-Cœur.
*1920 : Création du premier club musulman à Oran, Union sportive musulmane d’Oran (USM Oran) et finaliste de la coupe d’Afrique du Nord en 1954.
*1921 : AS Marine (Oran), est le premier club d'Oran Champion d'Afrique du Nord de Football
*1925 : Le docteur Molle est élu maire d'Oran, et « député anti-juif ».
*1927 : On construisit vers la fin des années vingt le lycée Ardaillon aujourd'hui baptisé (Ben Badis).
*1930 : Création de nouveaux quartiers, moins denses et plus luxueux, achevant l'urbanisation de la première couronne, dans sa partie orientée vers l'intérieur du pays ; ces quartiers sont Gambetta supérieur, Bon Accueil, les Castors, Médioni, Boulanger, Cité Petit… Ce développement se poursuit tous azimuts avec la création de quartiers encore plus somptueux, débordant la première couronne (quartier de Saint-Hubert, Les Palmiers, Point du Jour, Gambetta…).
*1930-1932 : Oran Es-Senia est l'aérodrome utilisé sur lequel sont établis plusieurs records mondiaux de durée et de distance en circuit fermé.
*1930 : Il y a également La Mosquée et la Médersa El-Hayat gérées par l’association des Oulamas (Islah) et le grand dramaturge égyptien Youssef Wahby.
*1931 : CDJ. Est Le premier club d’Oran vainqueur de la coupe d’Afrique du Nord de Football. Cette coupe est crée en 1930 sous l’égide de la Fédération française de football, cette compétition qui prend pour modèle la coupe de France rassemble de nombreux clubs des cinq ligues d’Afrique du Nord. CDJ (Club des joyeusetés) du quartier Derb qui joue au stade du Calo. Derb El Houde, le quartier juif d’Oran qui a conservé très longtemps son aspect pittoresque, très visité par les touristes. Il s'agit du quartier Israélite ou "Derb". Dés l'an 1000, la communauté s’est structurée. Et aux 13ème et 14ème siècles, les juifs de la méditerranée occidentale coopèrent avec les commerçants juifs d'Oran.
*1932 : Début de la construction d’une route longeant la corniche oranaise partant de la petite anse du Fort Lamoune, anciennement appelé (Bordj El-Houdi), contournant la pointe au-dessus de ce promontoire, pour gagner à flanc de montagne Sidi Dada-Youb, la rade et le fort de Mers El Kabîr, soit plus de six kilomètres, dont 2 Km 400 furent taillés dans le roc. La route fut achevée en avril 1835.
* Jetée, Cet endroit c’est le fort Lamoune anciennement appelé Bordj El Houdi à la suite de la trahison d’un juif qui a renseigné les troupes d’invasion espagnoles en 1509. Ce site est celui qui a été à l’origine bien modeste du port d’Oran la pointe rocheuse de Lamoune, qui termine la montagne du Murdjadjo.
* La Cueva d’El Agua, le mini plage aux pieds des falaises était la station balnéaire populaire ou une grande partie de jeunes s’y rendaient pour se baigner. Une grande pierre de forme cubique qu’on appelait (la pierre rousse) servait de tremplin pour les meilleurs plongeurs. La descendre par le Ravin Blanc ou le chemin de la Mina et dans le Port en trouve des petits bateaux de plaisance, l’homme le plus célèbre de ces bateaux fut celui à la **** aux lèvres, qui avait le sobriquet de (Zem – Zem).
*Sidi Dada-Youb (Bain de la Reine). Ce centre de plaisance balnéaire a fonctionné pendant des siècles. Sidi Dada-Youb grand saint ayant guéri des dizaines de malades par le miracle.
* L’Hôtel Royal, fréquenté par la noblesse oranaise, était célèbre par son élégant restaurant le Grillon, un endroit chic et distingué. C’était un lieu de rencontre des colons, des bachaghas et de hauts fonctionnres.
* ASM Oran, fondé en 1933, s'inscrit dans la foulée des grands clubs Nationalisme, par opposition aux clubs de Pieds Noire, durant la période coloniales. Sa fondation serait due à des divergences politiques entre les dirigeants du doyen des clubs oranais, en l'occurrence l'USMOran. Certains dirigeants, en effet, sous la houlette de Feu Baghdad Aboukébir, ex gardien de but, puis dirigeant influent, membre de l'Association des oulémas musulmans algériens (Médersa El Falah) sous l'égide de Cheikh El Miloud Al Mahaji a Oran.
*1935 : Construction par Vincent Monréal du stade qui porte son nom, Appelé par la suite stade (Habib Bouakeul).
*1935-1939 : Djenane Djato Une vaste zone occupée par d’anciens vergers. Servait d'espace vide entre les quartiers de M’dina J’dida, Lamur, et Médioni. Elle était libre de toute construction au début des années trente, hormis un mausolée abritant la tombe de Sidi Khrouti Bel Mekssoud Al Mahaji. La première édification fut la prison civile d’Oran, sans oublier l'ancienne prison d'Oran qui s'appelait alors Bab El Hamra situé au quartier les planteurs.
*1937 ; MÈDERSA EL-FALAH : L'association El-Falah a été créée sous l'égide de Cheikh El Miloud Al Mahaji, ce Travail exaltant et de longue haleine fut entamé par la construction de la première Medersa libre (El-Falah) de Médina J'dida (Tahtaha). Mort le 17 juin 2001, il fut enterré au cimetière de Ain Beida à Oran. Cheikh El Miloud Al Mahaji, le premier étudiant de l’ouest algérien du cheikh Ben Badis à Constantine (Algérie) .
*DARA (Ronde) avait aussi ses derviches et ses personnages de légende, comme le violoniste aveugle Benyamina, avec son inséparable compagnon Harrandou.
*1940 : Début de la construction de la nouvelle préfecture.
*École Avicenne (Ibn Sina), Il se trouve dans le Quartier Lyautey première école des indigènes.
*1940 : 3 juillet, la flotte française de l’Atlantique basée à Mers el Kébir, est bombardée par la flotte britannique, en provenance de Gibraltar, entraînant la perte de trois cuirassés : le ''Dunkerque'', le ''Provence'' et le ''Bretagne''. Mille deux cents marins périssent.
*1941 : 14 janvier, Le prix Nobel de littérature Albert Camus arrive à Oran avec Francine Faure, la jeune Oranaise qu'il épousera à Lyon en France à l'âge de 28 ans, il s'installe a présent avec sa femme dans un appartement prêté par sa belle-mère Christiane sur la Rue d'Arzew (actuellement Larbi Ben M'Hidi).
*1941 : les jeunes juifs d'Oran frappés par le numerus clausus imposé par le gouvernement de Vichy, quittent l'école Française. André Benichou ouvre sa fameuse école privée ou a enseigné Albert Camus.
*1942 : 8 novembre, prélude au débarquement en Italie ; c'est au tour des Britanniques et des Américains de débarquer à Arzew et sur les plages des Andalouses, les troupes (pétainistes) du régime de Vichy pro-allemandes, procèdent à des tirs à partir des batteries de Gambetta. Le 10 novembre, Oran capitule, Le commandant en chef des troupes américaines était le général Eisenhower. L’Année des Bons (3am el boune), Chéragas les habitants de l’Est d’Oranie Mazouna et Relizane, ont subi l’exode vers la ville d’Oran. Ces derniers on semaient la dégradation sur la ville oranaise, pendant ce temps la ville d’Oran est devenue très insalubre, et malsaine. Les Citadins d’Oran ont donnaient l’Appellation (Chéraga raga raga el h’bouba wa deraga).
*1942 : lors du débarquement Américain à Oran, Blaoui El Houari il fut engagé comme pointeur aux docks du port. Sans oublier que le martyr Ahmed Zabana fut l’ami d’enfance du grand cheikh de la chanson oranaise ils ont étudié ensemble le coran en compagnie du martyr Hamou Boutlelis à la zaouïa de Cheikh Tayeb Al Mahaji, il puisera dans le répertoire des vieux bédouins oranais. Ses maîtres seront cheikh el khaldi, cheikh Madani et Mostefa Ben Brahim. Blaoui El Houari lui-même un révolutionnaire qui fut incarcéré en prison qui est située dans une ferme utilisée comme camp de concentration (ferme Cola) a Sig (Algérie) aujourd'hui occupée par une fabrique de chaussures, et ce durant la guerre de libération (1954-1962).
* Cimetière chrétien au quartier de Petit-Lac appelé le cimetière des Alliés construit en 1942 pour recevoir les dépouilles des militaires tués lors de la deuxième Guerre mondiale.
*1943 : Les années noires de la Deuxième Guerre mondiale, En ce temps-la, ni la veuve, ni la personne âgée, ni l’orphelin, toute la ville a connue la famine a cette époque, la période la plus difficile, L’alimentation était rare et les soins aléatoires en face des grandes épidémie, telle que le typhus (aâme typhus).
*1943 : Le café El-Widad a été crée par un groupe de militants nationalistes en plein centre ville européen d'Oran. Cet établissement jouera un important rôle dans le développement du patriotisme algérien. Au fil du temps, il devient un centre de regroupement des différentes tendances représentatives des partis de l'époque.
*1945 : La police des renseignements généraux, a regroupé par la force, les nationalistes de tous bords, Oulémistes et les partisans du P.P.A, a la suite des graves événements de Sétif ,Guelma et Kherrata..
*1945 : Durant les évènements du 8 mai 1945, elle sera à l’avant-garde en menant des opérations humanitaires et de solidarité envers les orphelins de la région de Sétif, Guelma, Kheratta. La Médersa El Falah d'Oran dirigée par Cheikh El Miloud Al Mahaji et de ses proches collaborateurs du comité de La Médersa Cheikh Saïd Zemouchi, Si Ali et le dynamisme de Setti Ould Kadi (Caida Halima) et Keira Bent Bendaoud, elle organisera le placement d’orphelins dans l’ouest du pays et notamment dans la ville d’Oran, elle n’avait pas placé les orphelins de manière anarchique. Elle a choisi des familles de l’époque et elle leur a demandé de les accueillir comme un service patriotique à rendre à la nation. C’était la meilleure façon de leur rendre la vie moins difficile qu’elle ne le soit à l’époque.
MC Oran : 14 mai 1946, veille de la fête musulmane Leilat el Mawlid Ennabaoui Echarif, que se réunissent cinq personnes dans un salon de coiffure a la palace sahara au quartier Lamur – l'actuel (El Hamri) chez si Ahmed le coiffeur, c'est la ou les cinq oranais se sont mis d'accord pour fonder le Mouloudia Club d'Oran (MC Oran). Omar Rouane Serrik (premier président du Club), Le cérémonial de fondation du Mouloudia s'est déroulé en présence de Cheikh Saïd Zamouchi, le représentant de l'influent Cheikh Tayeb Al Mahaji le grand Imam de la ville d’Oran.
*1946 : El-Jrad a Oran, au printemps le ciel s'assombrit subitement. Une tempête de sauterelles s'abat sur les toits, se rue sur les arbres et les espaces verts, tout devient noir. (Aame jrad).
* SCM Oran, Fondation du Club avant 1946, le club s'appelait d'abord (LE BRILLANT) qui regroupe des joueurs issus du quartier Boulanger habité par les espagnoles et Médioni habité par une majorité musulmane, Apres 1946, le club ne représente plus que le quartier Médioni avec la nouvelle dénomination SCM Oran.
*1947 : Oran est devenue la ville de la peste ce qui a inspiré à Albert Camus son fameux livre (''La Peste''), sachant qu'il est natif de Mondovi, actuellement appelée Dréan ville appartenant a la willaya d'El-Taraf de l'extrême Est algérien.
*1948 : Dar El-Chakouri: Edifice de style hispano-mauresque d’une grande beauté architecturale construit en 1948. Cette institution était la maison des combattants musulmans (Dar El-Askri), soldats de l’armée française libérés a la fin de la seconde Guerre mondiale (1939-1945) Elle possédait un service administratif pour les pensions, un service d’aide sociale, un service de l’état civil.
Un événement survint en 1948, à Oran, qui mit aux prises les deux communautés juive et musulmane. Ce fut la création de l’Etat d’Israël par les Nations unies. À l’occasion de la célébration de la Pâque juive, en avril 1948 en sortant du cimetière juif de la Ville Nouvelle. Des bagarres éclatèrent, faisant de nombreuses victimes. Depuis, cette nouvelle situation engendra une profonde déchirure entre les deux communautés d'Oran.
*1949 : la construction du front de mer.
*1949 : avril, dans un hôtel d’Oran « Hôtel de Paris » Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed deux responsables de l'os du PPA en compagnie de Hamou Boutlelis avaient préparé l’attaque de la poste d’Oran.
*Sahâb El Baroud wal Karabila : L’association folklorique Banda Ezzahouania (Banda Joyeuse) et Nedjma (l’Etoile), les deux troupes créées au début du siècle activaient dans les quartiers musulmans dont Tahtaha. Elle officiait lors des fêtes religieuses durant la semaine du Maoulid En-Nabaoui.
*1950 : Oran compte 256661 habitants. La population oranaise originaire d'Espagne est estimée à 65 % du total des Européens, eux-mêmes plus nombreux que les musulmans.
Le Grand Casino, est Ce fameux cinéma qui a été reconverti en 1950 en garage pour véhicules appelé le (GARAGE DE LA PAIX).
*1952 : la ville d’Oran est marquée par de profondes mutations dont la plus importante fut celle de l’approvisionnement en eau douce. Vieux projet du maire d’Oran, entamé par l’abbé Lambert dans les débuts des années quarante, Mais c’est sous l’autorité de monsieur Henri Fouquès-Duparc, le maire d'Oran, qu'il fut réalisé.
*1952 : Ouverture de la Cantine Scolaire par le maire d'Oran Henri Fouquès-Duparc.
*1953 : Ouverture du Grand Marché Sidi Okba à M'dini Jdida par le maire d'Oran Henri Fouquès-Duparc. Profanation du cimetière juif d'Oran.
*1954-1962 : C’est la guerre d’Algérie les juifs, dans leur grande majorité, resteront plus ou moins neutre. Mais devant l’inexorable destin d’une Algérie indépendant, un grand nombre de juifs rallia l’OAS quelques rares autre sont restés aux côtés du FLN.
*1954 : le martyre Ahmed Zabana (Zahana) a tenu une réunion avec son groupe de combattants au cours de laquelle furent réparties les missions et définis les objectifs ainsi que le point de ralliement à Djebel El Gaada, a Ghar Boudjelida (grotte de chauve souris) banlieue d'Oran qui était le P.C (poste de commandement) de la ville d'Oran pendant la révolution (Willaya v).
*1954 : la bataille de Ghar Boudjelida à El Gaada, le 8 novembre 1954 au cours de laquelle Ahmed Zabana (zahana) fut capturé par l’ennemi colonialiste après avoir été atteint de deux balles. Ahmed Zabana (Zahana) le premier martyre qui fut transféré vers la prison Barberousse (Serkadji) pour être guillotiné. Ahmed Zabana (Zahana) Descendant de l'un des Tribus de Al Mahaja.
* Ghar Boudjelida : il se trouve à El Gaada, prés d’Oran qui était le P.C. (Le poste de commandement), de la ville d’Oran pendant la révolution (Willaya v). Dans l’Histoire de la révolution du 8 Novembre 1954, La Grande bataille de Ghar Boudjelida.
*1954 : le 2 novembre 1954, Zeddour Mohamed Brahim Kacem (fils de Cheikh Tayeb Al Mahaji), l'un des "cerveaux" de la révolution algérienne, fut arrêté par les forces de répression quelques jours seulement après son retour d'Égypte, ou il était étudiant et en même temps l'un des animateurs directs du mouvement nationaliste au Caire. Il est le premier martyre étudiant de la révolution. En effet, Il succomba à Alger, quelques jours après son arrestation, sous la ******* par les agents de la DST. Si Kacem fut enterré dans une fosse commune dans le cimetière chrétien de fort-de-l’eau aujourd’hui appelé (Bordj El Kiffan).
*1954 : ouverture des abattoirs municipaux sur la zone industrielle de Saint-Hubert, On abattait le matin de bonne heure les bêtes, bovins, moutons et chèvres destinés à la consommation de la population Oranais. Sans oublier les abattoirs les plus anciens d’Oran situés au quartier Saint Eugène.
*ARÉNES D’ORAN, 1956 Corrida les arènes servirent de centre de tri aux forces de répression. A l’indépendance en 1962 on essaya de trouver un plan de charge culturel pour animal cette imposante infrastructure (TORO – BALL).
*1956 : Février, le FLN lance un mot d’ordre de grève. À Oran ce sont les dockers, en grande majorité des musulmans, constitués en un puissant syndicat affilié à la CGT qui donne le départ au mouvement le 2 février et décide de se rendre en cortège, de la ville arabe jusqu'à la préfecture.
*1956 : le préfet d’Oran (Igame) Lambert procéda à la fermeture de la Médersa El-Falah qui devint un centre de tortures et d’interrogatoire de l’armée France|française durant la révolution.
*1957 : Hamou Boutlelis a été enlevé par les militaires français a la veille de sa libération après 8 ans passés en prison a cause de son militantisme au **** du Parti du peuple algérien|PPA]] et jusqu'a nos jours on n'a plus retrouvé sa trace. Hamou Boutlelis natif d'Oran ou il a étudié le Coran à la Zaouyet du cheikh Tayeb Al Mahaji, sa famille est originaire de la tribu des Douar M'lata (El Ghoualem).
*1957 : Ahmed Wahbi (Driche Ahmed Tidjani), Il rallie la troupe du FLN avec laquelle il sillonne les capitales de l’ex-bloc socialiste, de la majorité des pays arabes et de l’Asie (République populaire de Chine notamment). Devant les djounouds des camps des frontières Est, il chante (El Djoundi). Après l’indépendance du pays, il compose et enregistre bon nombre de ses œuvres clés.
*1958 : Construction du stade municipal baptisé "Henri Fouquès-Duparc", dans le quartier Lyautey d'une capacité de quarante-cinq mille places. Et l'inauguration du stade par Un Grand match de gala opposant RÉAL MADRID (ESP) – STADE DE REIMS (FRA), Real Madrid est Champion d’Europe, Reims est Champion de France. Le stade municipal appelé par la suite stade du 19 juin aujourd’hui rebaptisé stade Ahmed Zabana.
*1958 : 2 janvier, Ali Chérif Chriet, le dernier chahid à être exécuté par la guillotine. Sa famille est originaire de la ville de Sig.
La Cueva d’El Agua, la mini plage aux pieds des falaises était la station balnéaire populaire ou une grande partie de jeunes s’y rendaient pour se baigner. Une grande pierre de forme cubique qu’on appelait (la pierre rousse) servait de tremplin pour les meilleurs plongeurs.La descendre par le Ravin Blanc ou le chemin de la Mina et dans le Port en trouve des petits bateaux de plaisance, l’homme le plus célèbre de ces bateaux fut celui à la **** aux lèvres, qui avait le sobriquet de (Zem – Zem).
*1958 : 6 juin, visite du général de Gaulle à Oran.
*M’Hamed Benzerga : Né en 1936 a Misserghin et mort en 1959 écrivain public a Oran comme Ahmed Saber, il taquine aussi bien la muse théâtrale que musicale. Benzerga enregistre en 1957 aux éditions (Tam Tam) à Marseille son premier disque. Sa trajectoire fulgurante qu’un accident de voiture arrêtera brutalement.
*1960 : Construction du plais des sports baptisé par le maire d’Oran Henri Fouquès-Duparc.
*1960 : Premières barricades.
* 1960 : profanation du cimetière juif d'Oran.
*1961 : Août, apparition de OAS. Les statistiques donnent à Oran 400 000 habitants : 220 000 Européens et 180 000 musulmans. Le couvre-feu est décrété 0 21 heures. La ville est partagée en deux. Le FLN contrôle les 180 000 musulmans de M'dina Jdida, des faubourgs Médioni, Lyautey, Lamure et Petit Lac sur lesquels flotte le drapeau vert. L’O.A.S contrôle les quartiers du centre, Gambetta, Eckmühl, Saint Eugène et la Marine.
*1962 : Recrudescence des attentats. L'un des chefs de l'OAS, Edmond Jouhaud, est arrêté le 25 mars. Juin : incendie du port. Dix millions de tonnes de carburant en feu obscurcissent le ciel de la ville. Massacre du 5 juillet 1962. Fin de la présence Française.
*1962 : le 5 juillet (Fête de l'indépendance), l’enlèvement et l’assassinat par le FLN de plusieurs milliers de Pieds Noirs. Au bas de la rue de la révolution, à 11h15 du matin, des coups de feu éclatent entraînent une panique générale. La foule se lance dans un massacre vengeur de tous les occidentaux. Il y eu de nombreuses victimes et parmi celles-ci 10 juifs d'Oran. Cheikh Tayeb Al Mahaji condamna ces crimes. Plus tard le président Ahmed Ben Bella a arrêté les commanditaires de ces massacres.
*1962 : Place Jeanne d'Arc la statue a été rapatriée après l’indépendance à Caen.
*1962 : En septembre, Médersa El-Falah réouvre ses portes afin de donner de nouveau de l’enseignement religieux. Beaucoup de medersas annexes El-falah furent entre temps créées dans la ville d’Oran, Lamur, Sidi El Houari et Carteaux.
* Casbah, travers les siècles cette résidence fortification fut appelée successivement la citadelle, la casbah ou caserne neuve, érigée par la dynastie musulmane des mérinides au XIVéme siècle, puis conquise et occupée par les Espagnols de 1509 a 1792, ensuite par les beys turcs de 1792 a 1831, enfin par les Français de 1831 a 1962. Récupérée par l’ANP en 1962.
*1962 : En septembre, Élection de Ahmed Ben Bella à la présidence de la république.
*CENTRE HOSPITALIER D’ORAN : En 1962 le premier directeur Arabe du hôpital d’Oran
C’était Docteur Mostefa Naît.
*Benacer Baghdadi, connu sous le nom d’artiste Ahmed Saber, il a fréquentera régulièrement l’école coloniale Avicenne (Ibn Sina) au quartier Lyautey et ce jusqu’a 1950, très studieux il passera en sixième dans le lycée lamoriciére (Pasteur) et fera ses premiers pas dans la musique en composant sa première chanson (zine fi el alali) qu’il enregistrera d’ailleurs en 1960, avait fait partie de la catégorie minime au MCO. Le régime de Ahmed Ben Bella avait incarcéré Saber en prison à cause de la fameuse chanson (Bouh-Bouh wal khadma wallet oujouh) (Iji n’harek ya El Khayen) critiquant ce régime despotique. Durant son incarcération, Saber avait contracté une grave maladie qui le mina jusqu’à l’ultime échéance, il est mort en juillet 1971.
*1963 : Il ne restera que 850 juifs à Oran qui rejoindront soit la France ou Israël, quelques années après.
*1965 : 17 juin Oran Le Grand Match Amical du siècle en Algérie opposant l'Algérie au Brésil a été joué au stade Municipal (Ahmed Zabana) devant 60 000 Spectateur. Monsieur Ahmed Ben Bella le premier Président de la République Algérienne, et ancien joueur de l'OMarseille était présent pour saluer les géants du Brésil (Manga, Santos, Dudu, Vava, Pelé et Garrincha) et les grands joueurs Algériens de l'époque (Zerga - Melaksou, Bourouba, Zitouni, Salem - Lekkak, Defnoun - Soukhane, Mekhloufi, Oudjani, Mattem (Firuk), Bouhizeb, Nassou, Hachouf, Attoui, Ould-Bey, entraîné par Abderrahmane Ibrir). A rappeler que le président Ben bella est le fondateur de l'équipe de football de sa ville natale, IRB Maghnia.
*19 juin 1965 : deux jours après le match amical Algérie - Brésil qui se déroula à Oran au Stade Municipal (Ahmed zabana) auquel Ben Bella avait assisté, il fut renversé par son propre ministre de la Défense Houari Boumediene Son vrai nom Mohamed Boukharouba.
*Le Martinez : À la fin des années soixante, le célèbre hôtel Le (Martinez) dont la construction remonte au XIX, a souffert des glissements de terrains ce qui a incité les autorités à sa démolition pure et simple.
* Souyah El Houari Né le 21 septembre 1915 souiyah houari, représentant de commerce, est le secrétaire général de la section d’Oran des A.M.L en 1944. Membre du comité régional de l’Oranie du PPA, il est arrêté à la suite de l’événement de mai 1945. Libéré, il participe à la conférence des cadres de la Bouzareah en 1946. Houari Souiyah est adjoint au maire d’Oran et tête de liste du M.T.L.D à l’élection municipale du avril 1953. Au moment de la crise du M.T.L.D, avec A.Bouda et M. Ben Boulaid, il rencontre Messali à Niort les 23 mars 1953, Il entre au comité central à la suite du congrès d’avril, et prend position pour le cours centraliste. Arrêté en 1954, puis libéré en 1955, il aide à la constitution des groupes armés du F.L.N à Oran. Après L’indépendance, Houari Souiyah devient préfet d’Oran, député a L’Assemblée nationale algérienne en septembre 1962, membre du comité central du F.L.N en 1964 – 1965.
* LA MAIRIE D’ORAN, Le premier d’entre est BENABDELLAH, nommé directement après l’indépendance en juillet 1962 une Année après, le 18 juin 1963. BOUDRAA BEL ABBES l’remplacé Le troisième de la délégation spéciale que la mémoire de ces collaborateurs retient encore est SEGHIER BEN ALI, IL a été précédé par HADJ BRAHIM TAYEB MOKHTAR Al MAHAJI dont le règne n’a duré que quelque mois. Le 20 juillet 1965, SEGHIER BEN ALI a été installé. Il Sera deux ans plus tard élu comme premier maire de la ville d’Oran.
*Cheikh Fethi. Le maître de la chanson Rai. Né en 1957 à Oran et mort en novembre 2001. Son style est typiquement oranais de voix nasonnée. Son père Didene, alias Boumediene, fut animateur avec le chanteur Blaoui El Houari. Après son divorce qui fut un traumatisme indélébile et ses chansons en reflétaient son vécu, c'est-à- dire elle sont teintées de tristesse et de nostalgie. Cheikh Fethi a influencé Cheb Hasni qui ne chantait que son répertoire sentimental. D’ailleurs c'est Cheb Hani qui l'a appelé pour la 1ere fois Cheikh Fethi dans sont Album.Cheikh Fethi Ses Maîtres seront Cheikh El Khaldi et Cheikh Mostefa Ben Brahim .Suite à une longue maladie, Cheikh Fethi s'est éteint en 2001 et enterré au cimetière de Ain-Beida.

*Personnalités Pieds-noirs de la Ville d’Oran.

• Jean Benguigui, né en 1944, acteur français
• Pierre Bénichou, né en 1938, journaliste français.
• Louis Bertignac, né en 1954, musicien français.
• Albert Camus (1913-1960), écrivain français.
• Alain Chabat (1958-), comédien français.
• Etienne Daho (1956-), chanteur français.
• Orane Demazis (1894-1991), comédienne française.
• Jean-Pierre Elkabbach, né en 1937, journaliste français.
• Renée Gailhoustet, né en 1929, architecte française
• Nicole Garcia, né en 1946, actrice française.
• Sophie Garel, née 1942, animatrice de télé et de radio.
• Maurice El Médioni, né en 1928, musicien.
• Régis Obadia, né à Oran en 1958, chorégraphe français de danse contemporaine.
• Emmanuel Roblès (1914-1995), écrivain français.
• Yves Saint-Laurent, né en 1936, couturier français.
• Karin Viard, née le 24 janvier 1966 à Oran, actrice français.

*Les Saints patrons (Aoulias El Soulah) de la Ville d’Oran. Sidi El Bachir, Sidi Mokhtar, Sidi El Hasni, Sidi Snousi, Sidi Mokhfi, Sidi El Houari, Sidi El Fillali, Sidi Bennacef, Sidi Blel, Sidi Abdelkader Moul-Douma, Sidi Ahmed El K’bayli, Sidi Abdelbaki Benziane, Sidi Moussa a Kristel et la grande Zaouïa d’Al Mahaja.
*Les vrais habitants de la ville d’Oran jusqu'au XV sont les descendants des tribus : El Gherabas, El Ghoualem, Al Mahaja, et Zmalas.
Arrondissements d'Oran :
• 1er: Sidi El-Houari (Casbah, St-Louis, Vieux Port)
• 2nd : Sidi El Bachir (St-Charles, Plateaux, Centre Ville)
• 3e : Ibn Sina (Victor Hugo, Cavaignac, Delmonte)
• 4e : El-Makkari (Saint-Eugène, Les Castors, Petit Lac)
• 5e : El-Hamri (Medioni, Lyautey, Lamur, Saint-Hubert)
• 6e : El Badr (Boulanger, Choupot, Magnan, Sananès)
• 7e : Es-Seddikia (Carteaux, Point du Jour, Gambetta, Falaises)
• 8e : El Menzeh (Canastel)
• 9e : El Amir (Miramar, Bel Air, Saint-Pierre)
• 10e : El Othmania (Maraval, Cuvelier, les Palmiers)
• 11e : Bouamama (Cité Petit, Planteurs)
• 12e : Es-Saada (Ekhmühl, Saint-Antoine).
*Sans oublier que la ville de Wahran se compose de part son histoire de plusieurs peuples qui ont toujours vécu ensembles de différentes communautés ethniques (Phéniciens, Vandales et Romain, ainsi les Juifs, les Turcs, les Espagnols, les Berbères, les Arabes, les Français et enfin par les Algérien.
*SOURCE : Certains passages de ce texte ont été tirés de certains livres d’histoire d’Oran

mardi 14 juillet 2015

L'INVASION DES BANOU HILLAL AU MAGHREB

Invasion arabe Hilaliénne

d'aprés belkacem belhadj

Il convient d’entrer dans quelques détails sur les tribus arabes qui vont faire invasion en Afrique et avoir une si grande influence sur l’histoire de la Berbérie (Lybie; Tunisie; Algérie & Maroc). Deux grandes tribus arabes, celles des Beni Hilal et des Beni-Soleïm appartenant à la famille des Moder, s’étaient établies vers l’époque de l’avènement des Abbassides dans les Hedjaz, touchant à la province du Nedjd. Durant de longues années, ils avaient parcouru en nomades ces solitudes, s’avançant parfois jusqu’aux limites de l’Irak et de la Syrie et descendant d’autres fois jusqu’aux environs de Médine. Leur état normal était le brigandage, complément de la vie nomade ; elles ne manquaient, du reste, aucune occasion de se lancer dans le désordre, prêtant leur appui à tous les agitateurs et rançonnant les caravanes, sans même respecter celle que le khalife de Bagdad envoyait chaque année porter ses présents à la Mecque. Les Karmates avaient trouvé, dans ces nomades, des adhérents dévoués qui s’étaient associés à toutes leurs dévastations et les avaient suivis en Syrie. Lorsque les armées
Fatimides passèrent en Asie, pour combattre les derniers partisans des Ikhehidites, elles en triomphèrent facilement ; mais bientôt elles se trouvèrent en présence des Karmates, soutenus par les Hilaliens et Soleïmides et se virent arracher une à une toutes leurs conquêtes. Il fallut recommencer la campagne, et ce ne fut qu’au prix de luttes acharnées que les Fatimides parvinrent à vaincre leurs ennemis. Le khalife El Aziz, voulant prévenir de nouvelles insurrections de ce genre, se décida alors à transporter au loin les turbulents nomades qui lui avaient causé tant d’ennuis. Par son ordre, les tribus de Hilal et de Soleïm furent, vers la tin du Xe siècle, transportées en masse dans le Saïd, ou Haute Égypte, et cantonnées sur la rive droite du Nil. Mais si, par cette mesure, le danger résultant de leur présence en Arabie était écarté, leur concentration sur un espace restreint, au cœur de l’Égypte, ne tarda pas à devenir une cause d’embarras nouveaux. Habitués aux vastes solitudes de l’Arabie, n’ayant, du reste, aucune ressource pour subsister, ces Arabes firent du brigandage un état permanent, de sorte que le pays devint bientôt inhabitable, tandis qu’eux-mêmes souffraient de toutes les privations. Cette situation durait depuis plus de cinquante ans et le gouvernement égyptien avait, en vain, essayé d’y porter remède, lorsque, par suite des événements que nous allons retracer dans le chapitre suivant, le khalife fatimide trouva l’occasion de se débarrasser de ces hôtes incommodes en les lançant sur la Berbérie
Lorsque El-Moez se décida à se soustraire à l’obéissance des Beni-’Obeïd, il travailla d’abord à les déconsidérer dans l’esprit des peuples, en semant de fâcheux bruits sur leur compte. Il chercha même à corrompre leurs serviteurs. Il écrivit à cet effet au visir d’El- Mestamer, khalife d’Égypte, pour l’engager à trahir son maître. Sa lettre se terminait par ces vers : « Cesse de t’attacher à des yeux sans consistance, et dont un homme comme toi devrait ignorer même le nom.» Après avoir lu cette lettre, le visir dit à un de ses amis : «N’est-il pas surprenant qu’un homme du Mor’reb, un Berbère, veuille tromper un Arabe de l’Irak’ ? » Lorsque El-Moez se fut mis en révolte ouverte et qu’il eut reçu l’investiture du khalife de Bagdad, le visir conseilla à El-Mestamer de faire marcher contre lui des tribus d’Arabes. Ce prince goûta ce conseil, et fit partir les Arabes du Saïd, à qui il distribua de l’argent et abandonna Barka. Les Arabes qui allèrent ainsi en Afrique étaient les Riah’, les Zagba, et une portion des Beni-Amer et des Senan. Arrivés en Afrique, ils y commirent toutes sortes d’excès et se gorgèrent de richesses. Lorsque leurs amis d’Égypte apprirent cela, ils voulurent aller les rejoindre et offrirent de l’argent à Mestamer pour qu’il le leur permît. Le prince accepta leurs offres. Il retira plus d’eux, en leur permettant de se rendre en Afrique, qu’il n’avait donné à leurs devanciers pour les y pousser.
Ces nouveaux venus eurent d’abord à combattre les Zenata des environs de Tripoli. El-Moez marcha contre eux avec une réunion de Senhadja et de Zenata. Les deux partis se trouvèrent en présence. Les Zenata firent défection et les Senhadja prirent la fuite. El-Moez, entouré d’un corps de nègres de près de vingt mille hommes, résista plus longtemps qu’on ne devait l’attendre d’un prince que la fortune abandonnait ; mais, à la fin, il fut contraint de battre en retraite sur Mans’oura. Les Arabes s’avancèrent jusqu’à K’aïrouân. Il y eut entre cette ville et Rekkâda un combat où ils furent encore vainqueurs. El-Moez voulut alors négocier; il fit ouvrir les portes de K’aïrouân et permit aux Arabes d’entrer dans cette ville et d’y acheter ce dont ils auraient besoin. Il espérait les rappeler, par cette concession, à des sentiments plus modérés et les déterminer à retourner dans leur pays; mais il n’en fut pas ainsi les Arabes pillèrent la ville, en dispersèrent les habitants, se rendirent maîtres de toute la contrée, qu’ils se partagèrent et qu’ils ruinèrent complètement. El-Moez, voyant qu’il ne pouvait résister à ce torrent dévastateur, se retira à Mohdïa, dont son fils Temin était gouverneur. Celui-ci alla à sa rencontre et lui rendit tous les honneurs qu’il lui devait comme à son souverain et à son père. El-Moez lui remit la conduite des affaires, et mourut en 453, après un règne de quarante-neuf ans. Il fut très-généreux. On dit qu’il donna en un seul jour 100,000 dinars à un de ses amis. Mais son règne fut continuellement agité par la guerre, tous ses commandants de province s’étant successivement révoltés contre lui. Il n’y a que Dieu dont l’empire soit solide et durable.
Remarque :  Cette invasion de la Berberie par les tribus arabes de l’Égypte est un fait très-remarquable de l’histoire de cette contrée; mais il en est un autre qui, quoique peu connu, ne l’est pas moins : c’est une émigration très-considérable qui eut lieu de la Berberie en Égypte vers la fin du XVIIe siècle. A cette époque, grand nombre de tribus de Tunis et de Tripoli se portèrent dans les régions arides de la rive gauche du Nil, et pendant plusieurs années elles ne vécurent que des déprédations qu’elles commettaient dans la vallée de ce fleuve ; mais elles finirent par s’établir sur des terres que leur céda le gouvernement, et les cultivèrent. Depuis cette époque, ces hommes de proie sont devenus de paisibles fellah’, plus pillés que pillards. On peut voir à ce sujet, dans l’ouvrage de la Commission d’Égypte, les Mémoires de MM. Jomard et Aimé Dubois.
Composition et fractions des tribus arabes Hilaliennes et Soleïmites
Les tribus arabes qui passèrent en Afrique se composaient de trois groupes principaux, savoir :
1° Tribus de 1a famille de Hilal-ben-Amer : Athbedj, Djochem, Riah, Zor’ba.
2° Tribus formées d’éléments divers se rattachant aux Hilal : Makil, Adi.
3° Tribu de Soleïm-ben-Mansour :
4° Tribus d’origine indécise, mais alliées aux Soleïm : Troud, Nacera, Azzu, Korra.
TRIBUS HILAL-BEN-AMER
 1° HATHBEDJ
Doreïd (ou Dreïd.)
Oulad-’Atïa. Oulad-Serour. Djar-Allah. Touba
Kerfa (ou Garfa)
Beni-Moh’ammed. Beni-Merouane (ou Meraounïa). H’adjelate (Kleïb, Chebib, Sabah’, Serh’ane. Nabele
‘Amour
Morra. Abd-Allah (Mihia, Oulad-Zekrir, Oulad- Farès, Oulad-Abd-es-Selam). Beni-Korra
Dahhak et Aïad
Mehaïa. Oulad-Difel. Beni-Zobeïr. Mortafa. Kharadj. Oulad-Sakher. Rah’ma.
2° DJOCHEM.
Acem
Kokaddem
Djochem
Kholt. Sollane (H’areth, Oulad Mota, Klabia). Beni-Djâber
Mirdas
Daouaouïda (Meçaoud-ben-Soltane, Acer-ben- Solatane). Sinber. Amer (Moussa, Moh’ammed, Djâber). Meslem
Ali
Fader’ . Dahmane (Menàkcha).
Amer
El-Akhdar (Khadr).
S’aïd
Oulad-Youçof (Mekhàdma, R’oïout, Bohour).
3° ZOR’BA
Malek
Souéïd (Chebaba , H’assasna, Flitta, S’béïh’, Modjaher, Djoutha, Oulad-Meïmoun).
Bakhis
‘Attaf
Dïalem
Yezid
Oulad-Lahek
S’àad (Beni-Madi, Beni-Mansour, Zor’li).
Khachna
Beni-Moussa
Moafâa
Djouab
Herz
Marbâa
Haméïane
Hocéine
Djendel
Kharrach (Oulad-Meçaoud, Oulad-Feredj, Oulad-Taref).
‘Amer (‘Amour)
Yakoub.
H’amid (Beni-Obeïd, Beni-Hidjaz, Meharez).
Chafaï (Chekara, Metarref).
‘Oroua
En-Nadr (Oulad-Khelifa, Hamakaa, Cherifa, Sahari, Douï-Ziane, Oulad-Slimane).
Homeïs (Obéïd-Allah, Fedar’, Yak’dane).
4° MAKIL ET ‘ADI
Sakil
Thâaleba.
Douï-Obéïd-Allah (Heladj, Kharaj).
Moh’ammed
Beni-Mokhtar (Doui-Hassane, Chebânate, Rokaïtate).
Douï-Mansour (Oulad-bou-l-Hocéïne, Hocéïne, Amrâne, Monebbate).
TRIBU DES SOLÉIM-BEN-MANSOUR
Debbab
Oulad-Ah’med.
Beni-Yezid.
Sobh’a.
H’amarna.
Khardja.
Oulad-Ouchah’ (Mehamid, Djouari, Hariz).
Oulad-Sinane.
Nouaïl.
Slimane.
Heïb
Chemmakh.
Sâlem (Ah’amed, Amaïm, Alaouna, Oulad- Merzoug).
Beni-Lebid.
Zir’b.

Aouf.
Mirdas.
Allak.
Kaoub (Beni-’All, Beni-Abou-el- Leill).
Dellab (Troud).
Hisn. (Beni-Ali, H’akim).
Mohelhel.
Riah’-ben-Yah’ïa et H’abih.
DÉTAILS DES HISN
Hisn.
Beni-Ali.
Oulad-Soura.
Oulad-Nemi.
Bedrâna.
Oulad-Oum-Ah’med.
Hâdra.
Redjelane.
Djoméïate.
H’omr.
Meçanïa.
Ahl-Hocéïne.
H’edji.
H’akim.
Oulad-Mrai.
Oulad-Djaber.
Chr’aba.
Naïr
Djouïne.
Zéïad.
Noua.
Makâd.
Molâb.
Ah’med.
Tribus d’une origine indécise, mais alliés aux Soléïm.
Troud et Adouane
Nacera
Azza
Chemal.
Mehareb
Korra
Telles furent les tribus qui immigrèrent en Berbérie au Xie siècle et achevèrent l’arabisation de cette contrée. Il est impossible d’évaluer, même approximativement, le chiffre des personnes qui composèrent cette immigration, mais, en tenant compte du peu d’espace sur lequel les Arabes venaient d’être cantonnés et des années de misère qu’ils avaient traversées en Égypte, après avoir subi les causes d’affaiblissement résultant de leurs longues guerres en Arabie et en Syrie, on est amené à réduire dans des proportions considérables le chiffre d’un million donné par certains auteurs. Dans la situation où se trouvait alors la Berbérie, un tel nombre aurait tout renversé devant lui, tandis que nous verrons les envahisseurs arrêtés au sud de la Tunisie et forcés de contourner le Tell, en se répandant duos les hauts plateaux; de la, ils saisiront toutes les occasions de pénétrer, pour ainsi dire subrepticement, dans les vallées du nord, et il ne leur faudra pas moins de trois siècles pour arriver à s’y établir en partie. Nous verrons, lors du premier combat sérieux livré aux envahisseurs, à Haïderane, l’effectif des tribus Riah, Zorba, Adi et Djochem réunies, formant au moins le tiers de l’immigration, ne monter qu’à trois mille combattants ; or il est de règle, pour trouver approximativement le chiffre d’une population arabe, de tripler le nombre des combattants qu’elle met en ligne. Nous savons que ce chiffre de trois mille a dû être réduit à dessein afin d’augmenter la gloire des vainqueurs, mais, qu’on le multiplie par cinq, si l’on veut, on n’arrivera qu’à 45,000 personnes pour la population réunie de ces tribus. Pour toutes ces raisons, il est impossible d’admettre que l’invasion arabe hilalienne ait dépassé le chiffre maximum de deux cent mille personnes. A leur arrivée en Berbérie, les Arabes trouvèrent des conditions d’existence bien supérieures à celles qu’ils venaient de traverser ; aussi leur nombre s’accrut-il rapidement, ce qui eut pour résultat de subdiviser les tribus mères en un grand nombre de fractions. Pour faciliter les recherches, nous donnons, dès à présent, le tableau des subdivisions qui se formèrent après un séjour plus ou moins long dans le pays.

(*) In : « Histoire De L’Afrique Septentrionale » (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu’à la conquête française (1830), Tome 2; page 8  par Ernest Mercier.
(*) In : « Berbères » par Ibn-Khaldoun. , tome I, II, & III.

mardi 7 juillet 2015

SIDI ALI BEN YAHIA RAHIMAHOU ALLAH


d'aprés BELKACEM BELHADJ

sidi ali ben yahia laissa 12 douze enfants, le premier  sidi akhlef (khalifa)et sidi  lazreg, sidi abdel aziz, sidi ahmed,  sidi mohamed, sidi yahia, sidi abderahmene, sidi belkacem, sidi aissa, sidi abdellah, omar et amran ben djaria, tous leurs ancêtres ali ben yahia ben rached, ben ferkan, ben houcein, ben solieimene, ben abou bekr, ben moussa ,ben mohamed, ben abdel kaoui, ben abderahmen, ben idriss, ben soleimene,ben moussa, ben abdellah, ben abou djaafar assadak,ben mohamed al beghiri, ben zine al abidine, ben ali, ben hacene second, ben hacene sabt,ben fatima ben rassoul lillah( radhia allah 3alaiha)
sidi amran et sidi khalifa,se retirent  dans le djebel amor,(mont amor) ce dernier a laisser 04 enfants, mohamed::: abdelaziz,:::ahmed :::et ali,
sidi mohamed ben khalifa  l'ainée laissa un enfant (sidi hellal ben mohamed ben khalifa)
tandis que sidi hellal a eu 10 dix enfants, mohamed,:: ahmed,.::alem  ::idriss,::mohamed sghir:: ali:: othmane::hellal:: moussa::et abdellah
ile habitent en tunisie kairaoune, leurs ancetre s'appelait mohamed ben hellal ben mohamed, ben khalifa, ben ali,ben yahia, ben rached, ben ferkane, ben houcein,ben souleimene, ben abou bekr,ben mohamed, ben abdelkaoui,ben abderahmene,ben idriss,ben ismail, ben souleimene,ben moussa, ben djaafar,ben mohamed baghiri,ben zin al abidine,ben ali, ben hacene second,ben hacene sebt, ben fatima la fille du prophete saws.
 sources kitab nasab

dimanche 5 juillet 2015

GÉNÉALOGIE DE AMRANE ET SES ENFANTS

d'aprés BELKACEM BELHADJ
sidi AMRAN   s'est marier avec 16 (seize) femmes dans sa vie, a laisser 04 (quartes)enfants ;
le premier yahia, et adda et omar , et amran ben amran.
yahia se fixa dans les environs de djebel ammour ,après une période il se fait tuer par trahison et jalousie, comme laissa sa femme enceinte de 06 MOIS qu'elle donna le jour a un nouveau garçon   ali yahia ibn yahia
adda a suivi d'autre chemin ou il a pris la direction de la ville de Tlemcen puis c'est installer au djebel habta encore il se rendit a FEZ ou il séjourna pendant 04 années la ou il devient célèbre, ensuite il part sur marakech  ou il acquit une grande renommée puis  retourna a fez une autre fois a tlemcen, puis il se retire dans une retraite tout seul pour prier et l'adoration d' allah, dans cette  foret  des animaux partout, pendant une période et  sa retraite fut découverte par les habitants,  et venu aux oreilles du prince des croyants mohamed ben kenbouch,ce dernier dépêcha un de ses gouverneurs , a été retenu quarante 40  jours chez le prince, et avec ses prieres et dou3a  son adoration a allah  lui rend sa liberté, ensuite il reparti sur un autre chemin tandis que le prince lui donne sa fille comme mariage, et en fut ainsi parent par alliance, de cette union sont née des filles et des garçons qui ont eux aussi donner d'autres generations  se mirent a prendre des villes a soumettre leurs habitants, a conquérir des pays et des tribus, dans le djebel ammour, (le bou frach et le ksal)
ensuite amran se rendit karbif ou il laissa 04 enfants, m'hamed et ali, ahmed et amer
l'enfant amer se dirige a tlemcen s'installa au coter du ouali sidi mohamed senoussi le noble le hassanite, il lui donna sa fille en mariage, lala fatma, et de cette union naquirent deux enfants hadj ben amer et   brahim ben amer, lela fatma mourut (dieu lui fasse misiricorde ),apres la mort de sa femme il s"en alla chez les beni yagoub, et s'est fixa avec ses enfants , les deux enfants eux aussi ont choisi d'autres direction comme hadj ben amer a choisi le sud sahara, et l'autre brahim ben amer  a choisi le maroc moulouia
tous ont les mêmes origines et sont tous frères, leurs ancêtres s'appel AMRAN ben mohamed ben abderahmen, ben abdrahim bel hacene, ben hacene, ben amran, ben abou djaafar, ben nacer, ben talha, ben moussa, ben ahmed ben idriss, ben idriss, ben abdallah al kamel,ben hacene seghir, ben hacene sabt, fils de fatima fille du prophète saws.
% sources kitab nassab


dimanche 21 juin 2015

LA LIGNÉE DES CHORFAS AU MAGHREB

Descendence du Prophète Mohammed (SAWS)
Le prophète Mohammed a eu de sa première femme Lalla Khadidja Bent Khouiled, trois enfants de sexe mâle : El Kaçim, Ettahar, et Abdellah, et quatre filles : Fatima Zahra, Zeineb, Rokia, et Oum Kelthoum. De sa deuxième femme Maria El Coptia, il eut Ibrahim. Tous ces fils sont morts en bas âge. Le prophète a été très affecté par la mort de son dernier fils Ibrahim.
De toutes ses filles ,seule Lalla Fatima-Zahra , mariée à Ali Ibn Abi Talib (cousin germain du Prophète ) eut deux enfants mâles : El Hassan et El Hussein. Mohammed Rassul Allah mourut un Lundi du mois Rabi El Aouel 11eme année de l’hégire fut enterré dans sa maison actuellement appelée Masdjed Rrassul Allah à Médine, une des plus grande Mosquée au monde après Masdjed El Haram située à la Mecque( Mecca El Mukarrama). Lalla Fatima-Zahra décéda six mois après lui et fut enterrée dans la Baakii alors qu’elle désirait reposer à coté de son père. Ibn Abbas rapporte que Lalla Fatima Zahra demanda à son père une nombreuse postérité, le Prophète exauça ses vœux : sa postérité, en effet, remplit les quatre coins du monde.
El Hassan est le premier fils d’Ali et de Lalla Fatima, il tente un moment de se faire reconnaître khalife par Moawya Ibn Abi Sufiane, puis capitule en 661(Ch) devant l’inévitable et s’en revient finir ses jours à Médine. Le plus grand des Martyres le Chahid par excellence, c’est El Hussein. Sur la foi des habitants de Koufa, il tente de s’emparer en 680, du khalifa de Yazid Ibn Moawya Ibn Abi Sufiane. Il est défait à Kerbala ; c’est là même qu’on enterra son corps décapité, à deux pas de Nadjaf ou repose son père sayed Ali Ibn Abi Taleb . Seul son fils cadet réussit à échapper à la tuerie.
Martyr encore un descendant du même Hussein, plus tard Zaid fut lui aussi tué à Koufa en 740. Son fils Yahia subit le même sort, c’est alors la naissance du Zaidisme. Ainsi, l’ensemble Lalla Fatima Zahra , Ali, El Hassan et El Hussein, et leur descendance, grâce à leur lien avec le Prophète forme ce que l’on a appelé : "AHL-AL-BAYT", (les membres de la famille sainte par excellence, pure, honorable et respectable, qui ne doivent payer ni impôt ni être astreint à des corvées).
Le prophète a dit en parlant de sa postérité :
« Que Dieu maudisse tout intrus parmi nous (AHL-AL-BAYT) et tout apostat à notre famille ! Soyez bienveillants pour les miens ; car ceux qui leur témoigneront de l’affection, Dieu leur en tiendra compte …Malheur, malheur à celui qui les aura humiliés ! »  
(Extraits du livre « El Djamhourat El Kebra » de l’Imam Sidi Ahmed ben Abd-allah). Chaque musulman devrait prendre connaissance de la généalogie, de la vie du prophète de sa famille ainsi que de ses compagnons les plus distingués et suivre leur exemple jusqu’au jour du jugement dernier.
Les descendants du prophète Mohammed ne peuvent avoir une origine que par la descendance de ses petits-fils, El Hassen et El Hussein. Nous savons bien qu’ils ont tous résidé au Moyen Orient ou ils sont enterrés. El Hassan est enterré dans le «Baakii» le cimetière des chouhadas d’El Madina El Munawara dans le Hedjaz. El Hussein quant à lui son prestigieux mausolée se trouve à Kerbala en Irak. Ces deux petits-fils du prophète ont laissé une très nombreuse descendance. Certains des descendants de Hassan sont parvenus jusqu’au Maghreb dans des conditions difficiles et dramatiques. Leur départ précipité du moyen Orient et leur fuite vers le Maghreb Arabe leur a permis de garder la vie sauve momentanément. Leur dignité et leur noblesse ont été sauvegardées. Tel est le cas d’Idriss Premier, fils de Abdallah El Kamel, qui avait pu grâce à des complicités rejoindre Wallilah (Volubilis), ville antique du Maroc située près de Méknes. Là il réussit à fonder la dynastie des Idrissides.Pourune meilleure compréhension des événements, nous devons faire un bref rappel historique qui portera sur la période qui va de Moulay Idriss premier en passant par les Chorfas de Ahl Ain El Houts (Tlemcen) de Tessala (Sidi Bel Abbès), de Mazouna (Algérie) de SidjilMassa puis revenir à Mascara qui connut la naissance en 1808 de l’Emir Abd El Kader Ibn Muhyidin al-Hassani. Il appartenait lui aussi à une famille d’origine chérifienne qui dirigeait une zawiya la confrérie des Kadiriya. Il fut le héros de la lutte armée contre les envahisseurs étrangers au Maghreb El Aousat, terre d’Islam, ( Algérie).
Les Idrissides dans le Maghreb Arabe
L'histoire des Idrissides (VIII - X siècle)dans le Maghreb commence essentiellement par cette noble famille dont le père fondateur Idris premier est venu au Maroc, ralliant à sa cause de nombreuses tribus Berbères qui le proclameront Roi du Maroc. Avant son arrivée, deux vagues de conquérants arabes étaient parvenues en Afrique du Nord, dès la fin du VII siècle, l'une dirigée par Oqba Ibn Nafi, le fondateur de Kairouan (670), l'autre par Moussa Ibn Nuçair, tous deux considérés comme les précurseurs de l'introduction de l'Islam dans cette région, peuplée jusque là de païens et de quelques îlots de communautés juives et chrétiennes.
Idris premier descendant d'Ali, gendre du prophète, a connu d'abord de grandes inquiétudes à la cour de Bagdad où il était recherché comme opposant aux Abbassides (les descendants d’El Abbas oncle du prophète), devenus à leur tour les nouveaux maîtres du monde musulman. Après s'être réfugié en Égypte, Idris se dirige vers le Maroc en passant par Tanger et Tlemcen , avant de s'installer définitivement à Walilah (volubilis) ville adossée au massif de Zerhoun, sur les bords de l’oued Khoumane. Idris était toujours sous la protection du chef de la tribu des Aourebas, Abou Layla Ishaq ben Abdelhamid.
Accompagné de son frère de lait Rached Ben Morched El Koreichi, il trouve un Maroc en proie à des luttes tribales axées sur les interprétations du Coran, avec au premier plan le mouvement Kharidjite particulièrement actif. Très vite il fut reconnu comme descendant du Prophète Mohammed , il fut proclamé Imam, six mois après son arrivée, il prêche l'orthodoxie sunnite et rallie autour de lui la majorité des tribus du pays. De Walilah, il dirige des expéditions dans tout le pays, assoit son autorité et augmente sa puissance. Celle-ci inquiète les Abbassides qui craignent une action de sa part dans l'avenir. C'est ainsi que Haroun al-Rachid, nouveau Calife Abbasside décide de le supprimer et lui envoie pour cela un messager, Souleyman Ben Djaber-en-Nabdi-el-Zindi, supposé être un émissaire de soutien et d'amitié. Celui-ci séjourne le temps nécessaire à Walilah pour capter sa confiance et parvient à l'empoisonner en 793 grâce à une fiole de musc contenant du poison.
En 789/90, Idris Ier entreprit la conquête de Tlemcen-Agadir ou il posa les fondations du Masjid El Attiq (la grande mosquée d’Agadir). C’est la première mosquée construite dans le Maghreb central. Idris Ier y fit édifier un minbar (chair) sur lequel on inscrivit son nom. C’est seulement à cette époque que Soleiman Ibn Abdallah El Kamel émigra d’Orient pour venir retrouver son frère Idriss Ier à Tlemcen. Ce dernier l’installa dans la région et le nomma émir de cette Tlemcen. Soleiman Ibn Abdallah El Kamel est quant à lui à l’origine des Chorfas d’Ain El Hout (village dans les environs de Tlemcen ) et de Bedjaia (Bougie). Il séjourna et mourut à Tlemcen. Quant à Idris Ier il retourna s’installer comme nous l’avons dit plus haut à Wallilah (Volubilis). Bien accueilli, usant de son autorité religieuse, habile à nouer des relations avec les tribus Berbères , il étend son autorité sur une grande partie du Maroc .
Mais, trois ans plus tard, en 793 (Ch), Idriss Ier fut traîtreusement empoisonné sur ordre du Khalife Haroun Rachid à Bagdad, comme nous l’avons décrit plus haut. Son agresseur fut rattrapé par son frère de lait Rached à la ville d’El Hira qui se nomme actuellement Oujda ( racine arabe Wajada signifiant trouver).
Quelques mois après la mort d'Idriss Premier, son épouse Kenza, originaire de la tribu Aoureba, donne naissance à un garçon surnommé Idris Ethani ou Idris II. L'éducation du jeune prince est confiée au fidèle affranchi de de son défunt père, Rachid, qui le fait proclamer Sultan du Maroc en 804, à l'âge de 11 ans. Au fil des années, sa sagesse et son sens politique s'affirment, le nombre de ses fidèles s'accroît, la capacité et la puissance de son armée se développent. Ne pouvant agrandir la ville de Walilah (située sur une crête à l'accès difficile) et voulant se doter d'une capitale, il décide de chercher un lieu remplissant des conditions économiques et stratégiques les plus adéquates.
L'édification d'une cité prestigieuse s'imposait pour fixer l'Islam parmi les tribus unifiées autour de lui. Il voulu concentrer les forces du jeune État islamique et réaliser le brassage des différentes ethnies pour en faire une nation. Idriss II succéda donc à son père. Il continua son œuvre dans le raffermissement de la dynastie Idrissite issue de Ali et Lalla FatimaZahra. Il partit lui aussi pour Tlemcen en l’an 814(Ch) ou il séjourna pendant trois années. Il élargit ainsi le royaume vers le sud et l’est. Contrôlant le carrefour de toutes les routes marocaines. A Tlemcen, Il épousa la fille de son cousin Mohammed Ibn Soleiman et repartit à Fès pour donner à la ville ses véritables dimensions. Quant à Mohammed Ibn Soleiman après un règne très court , il mourut à Tlemcen et fut enterré à Ain El Hout . La succession de l’émirat échut à son fils Ahmed Ibn Soleiman qui devint à son tour émir de Tlemcen. A sa mort il laissa dix enfants : Ahmed , Aissa, Idriss, Ibrahim, Hassan, Ali, Hossein, Abdellah, Soleiman et Mohammed.IbnHazm ( Abu Muhammed Ali ibn Hazm 994-1064, outre ses fonctions de vizir auprès des derniers Omeyyades, fut un théologien et un historien de grande érudition. ) confirme dans ses écrits le règne des émirs Soleimanites dans le Maghreb central. En 931 c’est à dire en 319 de l’hégire, les Fatimides occupèrent Tlemcen et chassèrent le dernier émir Idrissi-Soleimanite, El Hassan Ibn Abou Aich Ibn Aissa Ibn Idriss Ibn Mohammed Ibn Soleiman. La conquête du Maghreb central par les Fatimides (dynastie de califes shiites qui régnèrent en Afrique du Nord et en Égypte de 910 à 1171) chassa tous les descendants de Mohammed Ibn Soleiman. Ces derniers embrassèrent alors la cause des Omeyyades de Cordoue et se réfugièrent en Andalousie. La chute de Cordoue en 1091 vit la fin des Omeyyades. Certain des Chorfas Soleimanites rentrèrent au Maghreb et s’établirent dans le Souss ( Maroc), le Riff marocain, à Bejaia , à Constantine (M'Hamed Ben Yahia mort en 1091 de l'Hégire tel inscrit sur son épitaphe , son mausolée se trouve à 70 km de Constantine - près de Tadjenanet -Wilaya de Mila -Algérie. (Source envoyée par un correspondant digne de foi) un de ses petits fils portant le même nom est enterré lui aussi dans un monument funéraire à Touggourt-Nezla -Wilaya de Ouargla) et enfin la trace des Chorfas est aussi signalée dans le sud Algérien.
A titre d’information historique, rappelons qu’en 1437(Ch) il y eut une découverte miraculeuse ; celle du corps du Chérif Moulay Idris II retrouvé intact et reconnu par toutes les autorités ainsi que par le chef de la famille Idrisside, le chérif Djouti El Imrani. Cet événement a eu lieu dans le sanctuaire lui-même, près de la mosquée des chorfas de Fès. Cette découverte rehaussa le prestige de la famille Idrisside pendant la période des troubles sociaux, religieux et politiques qu’a connu le Maroc dans la deuxième moitié du XVe siècle sous les Bani-Ouattas.
La zaouïa deMoulay Idris II est un lieu sacrée à Fès elle a été construite au IXe siècle puis renouveler 1437. Par une petite plaque de cuivre percée d'un trou à travers lequel les fidèles touchent la sépulture recouverte d'une keswa brodée. Le sanctuaire est interdit aux non-musulmans.
L'enceinte de la zaouïa est sacrée aucun musulman ne pouvait être arrêté. car il y est protégé et bénéficie du droit d'asile. Aujourd'hui, la zaouïa de Sidi Moulay Idris accueille les musulmans qui viennent y chercher la baraka du saint patron de Fès. C’est pourquoi le voyageur qui venait de loin savait qu'en arrivant aux portes de la ville, c'est a son fondateur qu'il demandait l'hospitalité. Fès étant considérée comme la ville de Moulay Idris. De nos jours de nombreux habitants de Fès connaissent encore par cœur ce que les chroniqueurs rapportent comme étant les paroles de Sidi Moulay Idris II, au moment de déposer la première pierre de l'édifice:
"O Dieu, tu sais que je n’ai pas construit cette ville par recherche de brio , ou par vanité, ou par désir de renommée et d’orgueil. Cependant je voudrais que tu sois adoré , que ton livre saint y soit récité et ta loi appliquée tant que durera le monde. O Dieu, guide vers le bien ceux qui y habitent et aide les à l’accomplir, cache à leurs yeux le glaive de l’anarchie et de la dissidence…"
Idris II
Nous savons que Abdellah El Kamel Ibn Hassen El Mouthanna, Ibn Hassen Essebt, Ibn Ali et Lalla Fatima Zohra , laissa en postérité sept fils :Mohammed Ennefs Ezakia, Moussa, Ibrahim, Aissa, Idris, Yahia, et Soleiman. De plus, Idris , Soleiman, et Aissa avaient la même mère : Attika el Mekhzoumia ; tandis que Moussa, Mohammed Ennefs Ezakia et Ibrahim avaient eux aussi une même mère : Hind bent Abi Obeida Ibn El Djarrah Essahabi (compagnon du Prophète Mohammed )Rappelons que Abdallah El Kamel était la personnalité les plus en vue pour accéder au Khalifat Abbasside. Il représentait la famille des Alides, cousins des Abbassides. Ces derniers ayant détrôné les Omeyyades en 750 (Ch) pour venger les Hachémites tués par les tenants de l’ancien régime, étaient devenus à leur tour ennemi des Alides et les combattaient partout. C’est ce qui explique les luttes fratricides et la fuite des vaincus à travers le monde islamique. Nous tenons à mentionner qu’a Ain El Houts existe aussi le tombeau de Sidi Mohammed Ben Ali descendant en ligne direct, à la cinquième génération, de Sidi Abd Allah Ben Mansour Ce Saint homme vivait vers 1700 (Ch), sa mort se situe aux environs de 1755-56. C’était un savant, il était considéré comme un des principaux Eulamas de son temps. Son mausolée se trouve près de Sidi Abdallah Ben Mansour sur la colline de Ain El Houts. (Tlemcen).
Ainsi, le deuxième khalife Abbasside Djaafar El Mansour fit arrêter en 762 (Ch) Abdallah El Kamel et les enfants de Hassen El Mouthenna, les transféra de Médine à Koufa ou il les fit exécuter après mille humiliations. Les Alides étaient alors en pleine révolte contre le régime arbitraire et abject du khalife. Ainsi Mohammed Ennefs Ezzakia surnommé le Mahdi se souleva avec un groupe de partisans dans le Hedjaz, passa à l’action, mais fut tué à son tour le 06/12/762 (Ch). Son frère Ibrahim, révolté à Bassora ( Iraq), connut lui aussi le même sort, un mois plutôt, le 6 novembre 762 (Ch). Mohammed Ennefs Ezakia avait une réputation de Sainteté qui lui valut le surnom de Nefs Ezakia, c’est à dire l’âme pure. Il était l’auteur d’un ouvrage théologique El Kittab Essayar.
Par ailleurs nous avons vu que les « chérif » Idriss I et Soleiman, tous deux fils d’Abdallah El Kamel avaient bel et bien résidé dans cette contrée. Ils ont donc dirigé le Maghreb El Aksa à Wallilah d’un coté et Le Maghreb El Aousat à Tlemcen de l’autre.. Ils seraient donc les ancêtres de Ahl Ain El Hout et Ahl Bedjaya en l’occurrence Sidi Abdallah Ben Mansour et sa descendance, cela d’une façon logique et historique. La présence de ces Chorfas remonte donc au VIIIe (8e) siècle en Afrique du Nord. Pour certains biographes dont les sources d’information sont occultes, Sidi Abdallah BenMansour aurait pour ancêtre Mohammed Ennefs Ezakia, frère d’Idriss premier et de Soleiman.
Abdallah El Kamel d’après Ibn Ishak et de Ali Ben Ferhoun laissa six enfants dans la presqu'île de Sous et à Zerhoun ou est enterré Sidi Moulay Idriss I.
Le troisième de ses enfants était Mohammed Soleiman dont le tombeau est à Ain El Hout (Tlemcen) par lesquels la noblesse s’est répandue en Algérie ; Tlemcen et Bedjaya en particulier Il existerai une autre branche de Chorfas dans la région de Khenchela (Est de l'Algérie) les Ouled Moussa Ben ElKacem.
Les Ahl Ain El Hout ont pour ancêtres Abdallah, Ben Mohammad, Ben Ahmed, Ben Ali, Ben Daoud, Ben Mohammad, Ben Ahmed, Ben Ali, Ben Idriss II , Ben IdrissI, Ben Ahmed Ben Soleiman, Ben Abdallah El Kamel, Ben Hassen El Muthanna, Ben El Hassen Es- Sebt, Ben Fatima fille de Rasul Allah . ( Que la Paix et la bénédiction De Dieu soit sur lui)
Les Douze enfants de Idris II
Idriss II laissa douze enfants : Mohammad, Ahmed, Abou-el-Kacem, Amran, Omar, Ali, Aissa, Yahya, Hamza, Abd-Allah, Daoud et Kheither. L’aîné Sidi Mohammed resta à Fez et fit le partage des autres villes entre ses frères sur ordre de sa grand-mère Kenza.
A Ahmed :Habta avec ses montagnes et ses dépendances
A Abou-el-Kacem :Ceuta et sa banlieue
A Amran : Dados et sa banlieue
A Amar ou Omar : Tedjehassa et ses dépendances
A Ali : Tafilalet et ses dépendances A Aissa et Yahia Marrakech et ses environs A Hamza et Abda Allah :Taadla
A Kheither : Malaga et Grenade ainsi qu’une partie du Djebel el Fath.( Gibraltar)
Au cours des siècles qui suivirent leurs descendants ont été repartis dans tout le Maghreb. Citons les principaux : Les BeniDjermoun sont les habitants de Fez. Une de leur fraction habite a Figuig, l’autre dans la ville de Tlemcen. Les Sak’Fiyoun habitent eux aussi Figuig, leur ancêtre ayant bâti une maison en dur avec un toit (Sakkaf) d’ou leur dénomination.
Les Oulad Mimoun se repartissent chez les Beni Ysnas, une dans la montagne de Beni Snous (Wilaya de Tlemcen) Les Beni Toudghir formaient une tribu nomade parmi les Arabes du Maghreb. Ils avaient cent vingt-quatre cavaliers. Ils habitaient à Tames et Doukkala province très fertile dans le Sud Marocain. La majorité des autres descendant habitent Figuig et sa région, tandis que les Bani Hamza habitent Constantine , les Beni Hamza habitent Ksar El Hadid prés de l’oued Meguarra. Les Ouled El Kadi par contre habitent Biskra. Les Ouad Harfad sont localisés dans le Djebel El Alaam prés de Tetouan une autre fraction réside à Marrakech, une autre à Tlemcen et Tunis. Leur ancêtre est Abdessalam Ben Mechich célèbre Saint marocain mort en 1227 de J-C et enterré au Djebel El Alam.
Les Ahl Wazzan campent surtout à Angad chez les Bani Horma. Les Bedriyite descendent de Hamza Ben Idriss et habitent Tlemcen , une de leur fraction se trouve à Sakiet El Hamra une autre dans le Djebel Ammour ( prés d’Oran). Les Beni Ziane habitent Tlemcen, une de leur fraction les Oulad Chaieb mène une vie nomade dans le Sud Algérien, une autre parmi les Arabes nomades de Tunisie. Sidi Abd Allah Ben Hussein enterré à Tamessmouda tire son origine de Massmouda ; il est l’ancêtre de plusieurs chorfas.
Abdel Kader El Djilani
Abdel Kader El Djilani exerça une grande influence par ses sermons simples, clairs et émaillés de citations coraniques. Il créa la confrérie Qadariyya, qui est très repandue dans le monde pratiquant ses principes. Grâce à Abdel Kader El Djilani, le soufisme n’était plus entaché d’hérésie. Sa confrérie bénéficia de l’appui des gouvernants Saldjuqides (Sultans turcs qui s’emparent de Bagdad X-XIeme siècle), qui voulaient utiliser à leur profit l’influence morale qu’exerçaient les Qadariyya sur les classes populaires.
Il laissa seize garçons et trois filles. L’aîné est Abd Er-Rezzak, ensuite Abdalllah El Wahhab, Mohammad Ben Aissa, Abderahman, Mohammad Ez-Zahed, Salah, Mohammad el Djouni, Ali, Djaafar, Ahmad, El Hassen, abu el Kacem, El Hussein, abdallah, Mohammad benAbd El Halim et Djamal Ed-Din.
Parmi les filles citons Set Sawia très connue à Bagdad, Set Fatma en Syrie et Set Amra El Wasslia connue à Tlemcen. Nous retrouvons les descendants de Sidi Abdel Kader El Djillani dans tout le Maghreb. Les Oulad Chaieb et les Oulad Lokman Zemmour ont une fraction au Sahara ; une autre à Oulhassa surnommée Oulad Sidi Mohammad El Achhab, une autre à Ain Sefra les Oulad Sidi Mohammad Bou Dkhil, une fraction chez les Beni Snassen (ou Beni Znata), une autre fraction à Asla (Oasis près de Ain Essefra Sud Algérien qui était la route principale de l’or). Leur ancêtre commun est El Hussein Ben Chaieb, Ben Ali, Ben Abdelkader Ben Mohammed, Ben AbdelKader El Djillani, Ben Salah, Ben Moussa, Ben Yahia Ez-Zahed, Ben Mohammed, Ben Daoud, Ben Moussa El Djouzi, Ben Mohammad, Ben Abdellah El Moh’Zi, Ben Moussa Ben Abdallah El Kamel, Ben El Hassen El Mouthanna, Ben El Hassen Essebt, Ben Fatima fille de l’envoyé de Dieu.
Les Chorfas originaires de Saguia Al-Hamra
Il faut mentionner cette catégorie de Chorfas originaire de l’immémoriale Saguia Al- Hamra (le fleuve rouge ) qui selon les légendes Berbères est le lieu d’origine de tous les nobles qui peuplèrent l’Algérie à une époque déterminée. La généalogie de ses « Chorfas » remonterait sans aucun doute aux Idrissides souverains de Fès et de Tlemcen. Leur ancêtre serait Amar Ibn Idriss qui en 888 tenait en son pouvoir les tribus Sanhadjiennes. Cette branche des Idrissides surnommée les Banu El Kadi vint s’installer sur les montagnes de Kabylie dans le Djurdjura. Une Zaouia fut fondée à cet endroit au XVe siècle qui eut une grande réputation ainsi qu’une influence considérable dans la région. Un de leur chef se nommait Abu El Abbas Ahmed Ibn El Kadi qui était un grand érudit et un guerrier chevronné . Les Banu El Kadi régnèrent sur la Kabylie jusqu’au XVIIIe siècle.
Les Saadiens (XVI - XVII siècle)
Les Beni Saad ou Saadiens considérées eux aussi comme descendants du Prophète (Saws), viennent d'Arabie au milieu du XIV siècle,. Ils s’installent dans le Souss, le chef de la Zawiya prit la direction de la guerre sainte contre les Portugais qui ont commencé à s’installer en 1505 à Santa Cruz du cap d’Aguer (Agadir). Le pouvoir des Wattassides est définitivement décimé en 1554 avec la prise de Fès. Entre temps, les Portugais s'étaient emparés des plus importantes villes du Maroc (Ceuta, Tanger, Asilah et Anfa, Agadir et Mazagan, Safi et Azemmour). Poursuivant la guerre sainte, les Saadiens reprennent Agadir aux Portugais en 1541. La reprise d’Agadir , premier coup d’arrêt à la pénétration européenne, leur vaut un immense prestige et leur facilite la conquête du Maroc.
La bataille des Trois Rois aura un impact très important sur la réussite de cette dynastie et surtout du sultan Ahmed Al Mansour Addahbi (le doré) (1578 - 1603). Sous les Saadiens, la ville de Fès connaît un regain d'intérêt de la part de certains de leurs souverains. Abou Abbès la reprendra comme capitale. Il reconstruit et embellit plusieurs édifices : le sanctuaire de Moulay Idriss, El Qaraouyine. L'anarchie malheureusement s'installa après l'assassinat de leur dernier souverain, Abd Abbas, jusqu'à l'arrivée de Moulay Rachid, fondateur de la dynastie Alaouite en 1666.
El Amir Abdelkader Ibn Muhyiddin El Hassani
Abd el-Kader Ibn Muhyi-Din El Hassani , né en 1808 à la Guetna de l’oued al-Hammam, à l’Ouest de Mascara ( Algérie).Il appartenait à une famille d’origine chérifienne qui dirigeait une zawaya des kadiriyya. L’éducation religieuse qu’il reçut fit de lui un musulman mystique et un théologien. Mais les circonstances le transformèrent en guerrier. Devenu soldat pour défendre la terre d’Islam, sa tentative de créer un État indépendant devait laisser un souvenir prestigieux: il est célébré aujourd’hui comme le fondateur de la nation algérienne. Proclamé «sultan des Arabes» par quelques tribus de l’Oranie le 22 novembre 1832, Abd el-Kader s’imposa par une victoire sur les milices de l’ancien bey turc et mena avec bravoure, pendant quinze ans, la guerre sainte contre les Français.. Abd el-Kader en profita pour étendre son autorité dans les provinces d’Oran, d’Alger, du Titteri et jusque dans le Constantinois afin organiser un État arabe etmusulman.Comme son maitre Ibn El Arabi qui quitta sa terre natale El Andalus, Abdel Kader abandonnera l’Algérie; Ibn El Arabi affirme que « tous les chemins sont circulaires » et le parcours entrepris ne conduit jamais qu’a SOI-MEME. Comme toujours El Amir consulta ses proches ainsi que les savants du monde musulman depuis El Azhar jusqu’à Fès: comment le Mudjahid peut-il devenir Muhadjir ? L’exile s’impose répondirent les Ulémas lorsque le musulman ne peut plus jouir pleinement de sa foi dans son pays. Son exil en France lui a permis d’organiser sa vie autour des prières rituelles. Il s’occupait de ses enfants et de son entourage. Chaque moment de sa journée était consacré à l’étude de l’Islam. Les visiteurs qui venaient le voir étaient fascinés par sa hauteur de vue, ses connaissances scientifiques et sa curiosité intellectuelle. Tous rendent hommage à son abnégation et à sa grandeur dans l’adversité. L’homme était si grand qu’il s’imposa à l’admiration de ses adversaires, et les Français furent nombreux à lui rendre un hommage enthousiaste et à le défendre durant une captivité aussi douloureuse qu’imméritée. Idées, sentiments, gestes et actions, tout en lui porte le signe privilégié de la noblesse et de la grandeur. Il est de ces êtres rares, qui, de siècle en siècle, de millénaire en millénaire, offrent au genre humain une idée de la profession, ainsi qu’un modèle exemplaire. Par sa vie, son caractère et ses oeuvres, El Emir Abd-El-Kader honore son pays sa foi et l’humanité toute entière
Dans la troisième partie de son existence, qui se déroula tout entière dans le Proche-Orient, de 1852 à 1883, Abd el-Kader se consacra presque exclusivement à l’étude et à la méditation religieuse. Cette orientation répondait à une vocation profonde; dès sa jeunesse, il avait manifesté le goût de l’oraison et de l’exercice mystique. A Bursa en Turquie, il rédigea un traité de philosophie religieuse à l’usage des chrétiens qu’il intitula « Rappel à l’intelligent, avis à l’indifférent ». Installé à Damas, où il vécut de 1855 jusqu’à sa mort, il prit figure de maître spirituel: son enseignement y fut recueilli. Une partie de ses propos et de ses commentaires écrits a été publiée sous le titre Le Livre des haltes (mystiques), très partiellement traduit en français. Cet ouvrage, dont la splendeur littéraire frappe, révèle la profondeur du mysticisme de l’émir. Il s’y affirme disciple d’un des plus grands soufis de l’Islam, Ibn ‘Arabi, le Cheikh al-akbar (ce qu’on a pu traduire par Doctor maximus de la gnose islamique). Ainsi s’explique la volonté d’Abd el-Kader d’être inhumé à Damas près de la tombe d’Ibn ‘Arabi.
Généalogie de l’Emir Abdelkader
Abdel Kader ibn Muhyidin, ibn Mostafa,(qui s’est installé définitivement dans la plaine d’Ighriss) ibn Mohammed, ibn El Mokhtar,ibn abdel Qadi, ibn Ahmed, ibn Mohammed, ibn Abdel-Kaoui, ibn Ali, ibn Ahmed, ibn Khaled, ibn Yussef, ibn Ahmed, ibn Bachar, ibn Muhammed, ibn Massoud, ibn Taous, ibn Yacoub, ibn Abdelkaoui, ibn Ahmed, ibn Mohammed, ibn Idriss II , ibn Idriss I, ibn Abdallah El Kamel, ibn Hassan El Muthana, ibn Hassan Essabt, ibn Fatima Zahra bint Rassul Allah ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
AbdelSalam Ben Mchich
Abdeslam Ben Mchich Alami (عبد السلام بن مشيش العلمي) est un saint soufi (1163 - 1228 soit 559-626 de l'hégire), originaire de Jbel La'lam dans la région de Béni Arouss au Maroc. Du XIIe siècle jusqu'au XIIIe siècle, il se retira à jbel La'lam au sud de Tanger où est situé actuellement son mausolée.
Au début de chaque juillet de chaque année les chorfas Alamiyine commencent à célébrer le moussem de ce saint connu pour être le sultan des Jbâlas Jbalas, le protecteur de la vallée.
Il fut aussi l'initiateur de Abou Hassan al-Chadhili au soufisme.
Moulay Abdeslam ben Mchich Alami est de descendance Idrisside (descendant de Al Hassan).
Sulayman Al-Huwwât à propos d’Abdeslam Ben Mchich
"Le raisonnable ne se laisse pas entraîner par sa plume, car les mots n'expriment pas toujours ce qui habite les cœurs, d'autant plus que le sujet est glissant , et que ce qui est de l'ordre de la tradition n'appelle pas l'interprétation. Il y a eu parmi ses descendants et ceux de ses frères et oncles un nombre incalculable de savants confirmés qui se sont arrêtés aux limites de ce qui a été rapporté à son sujet, et ils n'ont consigné que ce qui revient à sa généalogie, à sa voie, à ses vestiges au Alam, à sa tombe, aux circonstances de son assassinat, au désaccord sur la date de sa mort, et à ce qui a été rapporté par ceux qui ont fait connaître son disciple, le pôle Abû-l-Hasan al-Shâdili, concernant ses conseils et ses dires. Quant à sa prière authentifiée et connue dans toutes les régions du monde, la beauté de sa rhétorique frise l'inimitable, et tous ceux qui la récitent témoignent de ses effets bienfaisants."
Etude d’Ibn Mashîch
Nous connaissons peu de chose sur les enseignements qu’il a suivi, nous ne trouvons que de rares indications éparses dans les notes biographiques.
Al-Lhîouî dans Hisn al-salâm dit : « Quand Moulay Abdeslam est arrivé à l’âge d’apprendre, son père notre seigneur mashîsh le fit entrer dans une école coranique. A l’âge de 12 ans, il a déjà appris le Coran dans sept versions phonétiques auprès -dit-on- du saint vertueux Sidi Salim enterré dans la tribu Bani Yûsuf. On rapporte également que parmi ses maîtres en matière de sciences religieuses, figure le vertueux faqih al-haj Ahmad sit Aqatrân enterré à proximité du village Aburj dans la tribu des Akhmâs, non loin de Bab Taza. Il a reçu de lui les sciences juridiques selon la mudawwana, vulgate de ladoctrine malikite ». Il a eu trois autres maîtres dans l’apprentissage du Coran, son frère al-haj Mûsa al Ridâ, le cheikh Muhammad ibn Ali al-Misbahi et al-Hasan al-Dawâlî enterré à la grande mosquée de Ouezzane. Quant à son initition spirituelle, elle fut l’œuvre de Abd al-Rahman al-Madanî al-Hassanî surnommé al-Zayyât.
L’Assassinat de Ben Mchich
C'est pendant la décadence almohade, Ibn Abî al-Taouâjin était le gouverneur du sultan Yahya al-Mutasim, s'est déclaré prophète et a vu en Abdeslam un ennemi et dans son activisme un sérieux obstacle à ses projets. Selon Ibn Zâkûr:"La raison qui a fait d'Ibn Abî al-Taouâjin l'ennemi du pôle est qu'il a imaginé à travers sa sorcellerie et sa fausse prophétie que celui qui le tuerait est un saint. Il pensa donc à Sidi Abdeslam car il n'y avait en son temps et en cette contrée personne qui soit qualifié de saint comme lui, d'autant plus que la distance entre eux était courte...". Il a été assassiné un peu au-dessus de la source où il avait l'habitude de faire ses ablutions. Le mausolée de moulay abdessalam est au Mont Alem.
Sidi Bouabdellah descendant de Ben Mchich
Sidi BOUABDELLAH Almeghoufel, une des célébrités et les justes qui ont le culte dessaints.Son lieu de residence etaitla vallee du bas cheliff, Boukadir année 823hegirienne.Descendant de Abdul Salam ben Mechiche ibn Hassan ibn Ali et de Fatima Zahra, la fille du Messager que la bénédiction de Dieu et de la paix d'Allah soient sur lui Son veritable nom est Mohamed EL MOUGHAOUFEL,fils de Mohammed fattehane ibn ouaddah ibn othmane ibn el hadj aissa ibn mohamed alias el fakroune ibn Abu Qasim ibn Abd al-Karim ,ibn mohamed ibn Abdullah bin Ahmed bin Abdul Wahid ibn Mohammed - ibn Abdel-Salam ibn Mechiche - ibn Ben Salem, alias Abou al-Qasim ben Mezouar bin Ali bin Ahmed bin Idrisj unior ben Idris senior ibn Hassan bin Fatima Bint rasoul ALLAH.
Il a voyagé aux lieux saints et de pèlerinage, et à son retour de l'Orient, est restée en Tunisie et le mandat émergé a écrit AbulKassem Saadallah C'est la période de l'réglé monde de Sufi Tdkr sources à Tunis a déclaré que son fils avait Amoovl dos et en est encore à la Tunisie et de la chefferie à qui il est, alors, est descendu et Boukadir BBO Mellil où Itabd ensuite déménagé à Ndelp dont la mort Après Ndelp la stabilité des fondements de l'éducation du point de vue le Coran et l'enseignement des sciences religieuses, et a épousé M. Bou Abdullah et deux femmes sont Mahdjouba bent Youssef Ben Ammar, Khadija Bint EL MIMOUNE et a eu six garçons et une fille , Sidi Mohamed alias FEGHOUL ,Sidi Amar ,Sidi Yahya.Sidi Ghulam ALLAH Sidi Mohamed EL KHIATI,Sidi MHAMED ATTIATE ALLAH et Siada Merieme. Abdullah Hahclafe Au cours des batailles contre l'Empire ottoman les dirigeants de Tlemcen ,SIDI BOUABDELLAH a envoyé ses deux fils, avec les Ottomans et dans ce sujet, dans les livres Abulkassem Saadallah a dit, deux d'entre eux avaient accompagné la campagne de Tlemcen Ottoman, et selon certains anciens sont SIDI. AMAR et SIDA FEGHOUL L'auteur de la région de Sidi Bou Abdallah a écrit intitulé astronomie interplanétaire et la paix du prestigieux classement est un manuscrit de sept pages dans lesquelles il a cite les SAINTS AWLIAA SALIHINE de la vallee du CHELIFF la bonne nouvelle de parents à travers plusieurs siècles , de la sixième à la neuvième siècle, ET PARMI CES SAINTS de Batha - commune MATMARE Wilaya de RELIZANE et KALAA Bani Rashed ,SIDI HAMADOUCHE alias Ahmed Zahid et SIDI Bouamrane et SIDI RACHED aînés et les personnes âgées, y compris le cheikh Ali Jawthi. Abul Kashem Saadallah dit sur la biographie de ces hommes et leurs maisons et a dit aux gens de service de massage Qadiriya et pacifique d'accéder à la littérature et de la façon dont la vérité Dieu merci, mon père l'a incité à nous Concilier notre esprit et nous éclairer le Prophète et d'Al-Bashir Y compris les versets suivants, Qualités d'un certain soulagement dans les trois siècles d'origine Dans le premier sixième septième huitième et neuvième à certains Avec la poésie mystique et religieuse et les autres dont le poème a été écrit par Nassiri marque, dans son livre - les merveilles de Voyage - et parle, M. Bo a dit que Abdullah était l'un de la loterie en connaissances, et de la dignité est d'apprendre un poème par les louanges d'Allah et reconnaissant la Soixante-dix-beta et non pas les personnages, mais tous les points méritent Awatal suffisamment de points et de l'argument.
Décédé le 25 Muharram 923 ou 924 hegire, correspondant à 1614 après JC et fut enterré près de la vallée de Boukadir connu, et après environ soixante ans et l'impact des inondations a été un important transfert de la dépouille mortelle d'être le gardien du bien et du dôme de l'Est est son tombeau se trouve a OUED RHIOU.
Conclusion
Ce travail reste incomplet vu la nombreuse descendance du prophète, mais il nous semble qu’il a pour mérite de donner un aperçu sur la répartition géographique des « Chorfas » Hassanien dans le Maghreb Arabe. L’arrivée d’Idris premier à Wallilah ( Zerhoun) a eu surtout des conséquences positives et des suites heureuses quant à la répartition de la descendance du Prophète Grâce à ce transfert de la descendance chérifienne d’Orient vers l’occident, l’expansion de l’Islam a pu se réaliser d’une manière certaine aussi bien en Afrique qu’en Europe et maintenant nous assistons à son expansion dans les pays Anglo-saxons .
Bibliographie Liens et Contacts
*Dr Mohammed Rachid BenMansour (Tlemcen): Sidi Abdallah Ben Mansour
*Tabari : Mohammed Sceau des Prophètes Les quatre premiers Khalifes L’Age d’Or des Abbassides.
*Ibn Meriem : El Boustan « Le Jardin des Saints et des Savants de Tlemcen » (page 135 à 139 et page 147 à 151 Traduction de Provenzali )
*Cheikh Bouaroug:Chadjara (Manuscrit de Sidi Abdallah Ben Mansour en langue Arabe) *Marthe et Edmond Gouvion (1939):Kitab El Aijaane El Maghrib El Aksa Livre des Grandes Familles du Maghreb).
*Cheikh Essayouti : Les Chorfas de Tlemcen *Bey Laghou d’Oran : Document Administratif. *Jacque Berque : Les Ulémas Fondateurs du Maghreb au XIIeme Siècle (Col. Sindbad 1982). *Bulletin No 3 de 1954 No 4 de 1956 de La Société Les Amis du Vieux Tlemcen d’Hier et d’Aujourd’hui
*V et G Marsais : Les Monuments Arabes de Tlemcen ( 1903).
*Abdallah Dhina : Les États de l’Occident Musulman aux XIIIe, XIV et XVe siècle.
*Les Mosquées d’Algérie:Collection Art et Culture (Ministère de l’Information SNED)
*Andre Miquel : La Litterature Arabe No 1335- Collection « Que Sais-je »
*Ibn Khaldoun : Histoire des Berbères par De Slane.
*Mouloud Gaid : L’Algérie Sous les Turcs.
*D et J Sourdel : La Civilisation de l’Islam Classique.
*Muhyidin Ibn El Arabi : Histoire des Elus et Profession de Foi chez les Gens de l’Election ou Takdiret El Khaouas wa Akidet Ahl El Iktissas.
*Mohammed Hamidullah : Traduction du Saint Coran.
*Jean Hureau : Le Maroc Aujourd’hui (Éditions Jeune Afrique)
*Emile dermenghem: Vies des saints musulmans ( edit Sindbad )
*L’auteur de Kitab En-Nassab c’est Abd-es-Salam ben Abou Abdallah né à Fez en 1058 hégire. Il l’a composé à Fez en 1089(1721ch) en compilant des généalogies qui se trouvent chez d’autres auteurs. Mais la deuxième partie de ce travail lui est personnelle et traite des descendants de Sidi Abdelkader El Djilani son ancêtre. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- L'Imam Al-Mahdi
Ibn Kathîr a dit dans sa "Al-Bidaya wa An-Nihâya" (Le Commencement et la Fin) : "Il est Mohammed Ibn AbdAllâh Al-Alawî Al-Fâtimî Al-Hassanî." -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Khatm al-awliyâ' - Le Sceau des Saints
Al-Hakîm at-Tirmidhi : Abû 'abd Allah Mohammed ibn 'Alî, maître du troisième siècle de l'Hégire qui trouva la source de vie au moment même où il pensait devoir y renoncer. En effet, alors qu'il a pour projet de partir avec des amis recevoir l'enseignement des plus grands savants de son époque, il doit renoncer à ce voyage pour rester auprès de sa mère agée et malade. Le fruit de ce sacrifice sera la rencontre de Seyidnâ al-Khidr qui viendra à lui pour lui transmettre l'enseignement.
"Nous pensons mettre l'accent sur une facette du Cheikh al-Alawî encore jamais abordé Cheikh al-Alâwî disait : « Le Mahdi sera de ma postérité (spirituelle) » (al-Mahdi minnî)"------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 'Anqâ' mughrib fi ma'rifat khatm al-awliyâ' wa chams al-maghrib
"L'expression chams al-maghrib est une allusion au Mahdi. L'aspect symbolique du couchant, il faut peut-être y voir une allusion au origines géographique du Mahdi."
"Le Mahdi descendra de al-Hassan derrière son apparence anodine, cette affirmation a un grand poids car elle prend à contre-pied la thèse selon laquelle il descendrait d'al-Husayn (2) venant clore glorieusement la lignée des Imams. Faut-il voir dans cette ascendance Hassanyia une allusion à la lignée chérifinenne maghrébine ?"
" « Sabî'î rapporte que 'Ali, regardant son fils al-Hassan, a déclaré : 'Mon fils que voilà est un seigneur (sayyid), comme l'a dit le Prophète (saaws) de ses reins sortira un homme qui portera le nom de votre Prophète : il lui ressemblera physiquement [sans pouvoir l'égaler en perfection] morale.Il emplira la terre de justice' » "
Notes : (2) Thèse soutenue, entre-autre, en milieu Chiite.  -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------